Arts

Pleins feux sur la relève!

Le Festival du film étudiant de Québec a reçu un nombre record de 192 courts-métrages cette année

Par : Yvon Larose
Mathieu Greco, de l'Université Laval, a réalisé le film d'animation <em>Bon matin!</em> dans le cadre de son cours d'initiation au dessin animé.
Mathieu Greco, de l'Université Laval, a réalisé le film d'animation <em>Bon matin!</em> dans le cadre de son cours d'initiation au dessin animé.
Le 14e Festival du film étudiant de Québec (FFEQ) se tiendra du 1er au 3 avril au Cinéma Cartier. L'activité, organisée depuis sa fondation par des étudiants de l'Université Laval, a reçu cette année un nombre record de 192 courts-métrages, dont une quarantaine de pays étrangers. Au terme d'une sélection rigoureuse, ce sont 73 films de jeunes réalisateurs de la relève que verront les spectateurs, dont 15 en provenance de 8 pays. La majorité des oeuvres proviendront du Québec, d'universités mais également de cégeps, d'une école et d'un institut spécialisés, de même que du studio ambulant Wapikoni mobile. Quelque 500 spectateurs sont attendus durant la fin de semaine. Une sélection des films gagnants sera projetée en septembre prochain au Festival de cinéma de la ville de Québec.

La contribution des étudiants de l'Université comprend six oeuvres, dont le film d'animation Bon matin! Son auteur est Mathieu Greco, inscrit au baccalauréat en art et science de l'animation. Son projet d'animation 2D de 49 secondes, a été réalisé au cours de sa première session au baccalauréat, à l'automne 2015. Le film raconte une matinée dans la vie d'un petit ours au comportement humain dans sa petite maison au sommet d'une colline en forêt.

Mathieu Greco a réalisé son film dans le cadre de son cours d'initiation au dessin animé. Il est le fils du chargé de cours et animateur Pierre Greco, le réalisateur du film d'animation bien connu Le Coq de Saint-Victor. Sa mère est la romancière Johanne Mercier. «De baigner dans une ambiance artistique à la maison a rendu la démarche créative un peu plus naturelle pour moi, soutient l'étudiant. Je suis un dessinateur au départ. J'ai toujours dessiné. À 15 ans, je publiais mes premières petites bandes dessinées.»

Pour lui, il y a quelque chose d'unique au dessin animé. «Je découvre, dit-il, une certaine magie à donner vie au dessin, à le faire bouger. C'est un beau médium pour véhiculer une histoire qui rejoint le grand public.»

Amanda Bertrand est directrice du Festival 2016 et étudiante au baccalauréat en communication publique. Une dizaine d'étudiantes et d'étudiants en communication, en administration, en littérature et en design graphique composent son équipe. Elle rappelle que le nombre de courts-métrages soumis en 2015 s'élevait à 100, ce qui correspond à la moyenne des dernières années.

«Nous sommes un des seuls festivals spécialisés en films étudiants qui touche un si grand nombre d'établissements scolaires et de pays», indique Amanda Bertrand. Selon elle, le FFEQ attire les réalisateurs étrangers, car cela leur permet d'atteindre un nouveau public.

La directrice a visionné la majorité des courts-métrages soumis. Des participants de l'Université Laval, elle souligne le talent, la créativité et les efforts qu'ils n'ont pas ménagés pour la production de films de qualité. Un de ses coups de coeur est le documentaire Les racines de la joie, réalisé par deux étudiants de l'Université maintenant diplômés, Matthieu Dessureault, journaliste au Fil, et François Dubé. Le film démystifie la vie monastique grâce à des témoignages de moines de l'abbaye Val Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha. Ces moines font partie de l'ordre cistercien de la stricte observance. Leur vie est rythmée par la prière et le chant.

Autre coup de coeur: Exil, un film de fiction de Vincent Brizard, du Cégep de Sainte-Foy. Le réalisateur propose un voyage dans l'esprit d'un jeune homme tourmenté, solitaire et rêveur qui cherche des réponses à ses questionnements sur la vie. À l'international, Amanda Bertrand vante les mérites du documentaire français Je scande. Je suis. Ce film de Laurelyne Leneutre est consacré aux attentats terroristes de janvier 2015 à Paris. La réalisatrice propose un autre discours sur l'origine du mouvement Je suis Charlie.

La contribution de l'Université comprend également quatre vidéoclips, ainsi que le film de fiction La Grande Braque de Carl-Emmanuel Blanchet, Ludovic Fleury et Thomas Rodrigue. Une bande de voleurs croit avoir le plan parfait pour faire un vol de banque, mais des obstacles inattendus se dressent sur leur chemin.

Pour plus d'information sur le Festival: www.ffeq.ca. Le film de Mathieu Greco peut être visionné sur YouTube. Celui de Matthieu Dessureault et François Dubé peut être visionné sur Vimeo.

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