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Quelque 9,8% de la population québécoise n'a pas l'intention de regarder le Super Bowl LX en raison des frictions politiques et économiques entre le Canada et les États-Unis. C'est l'un des principaux constats auxquels arrive le 6e Baromètre des événements sportifs majeurs, un coup de sonde réalisé auprès de 500 adultes du Québec par l'Observatoire international en management du sport (OIMS) de l'Université Laval.
L'enquête révèle aussi que seulement 24,8% des répondantes et répondants ont l'intention de regarder le match dans son entièreté, le plus bas niveau enregistré depuis la première édition du Baromètre sur le Super Bowl publiée en 2023:

La polémique associée au spectacle de la mi-temps
Parmi les personnes répondantes qui ont l'intention de regarder le Super Bowl, 63,8% ont entendu parler de la polémique entourant Bad Bunny, l'artiste choisi pour le spectacle de la mi-temps. De ces personnes, plus de la moitié (52,4%) sont favorables à l'idée de regarder un spectacle qui met en valeur des chansons et des références culturelles hispaniques, 44,5% se disent indifférentes et 3% se prononcent défavorables. Questionnés sur l'éventualité d'un spectacle de la mi-temps concurrent organisé par Turning Point USA et positionné comme étant 100% américain, 50,2% des répondantes et répondants qui prévoient regarder le Super Bowl indiquent privilégier le spectacle de la NFL, 26,1% prévoient regarder les deux et 10,5% mentionnent qu'ils choisiraient le spectacle de Turning Point USA.
Perte d'intérêt pour les publicités?
Le sondage révèle que 42% des répondantes et répondants affirment être plus attentifs aux publicités diffusées pendant le Super Bowl qu'à celles diffusées durant d'autres émissions télévisées. Il s'agit d'une baisse de plus de 11 points de pourcentage par rapport au Super Bowl de 2025 (53,1%) et de plus de 18 points de pourcentage par rapport au Super Bowl de l'année 2024 (60,1%).
Parallèlement, 28,3% des répondantes et répondants au Baromètre de 2024 s'étaient déclarés plus susceptibles d'être influencés par une publicité pendant le Super Bowl, alors que cette proportion a diminué à 9,4% en 2025 et qu'elle se situe cette année à 7%. Les publicités sont également moins souvent mentionnées en tant que composante la plus appréciée de l'événement, passant de 7,9% en 2025 à 4,7% cette année.
Moins de dépenses liées au Super Bowl
L'édition 2026 du Baromètre enregistre de nouveau une baisse des dépenses liées au Super Bowl. La dépense moyenne en nourriture pour l'événement se situe en effet à 48,44$ en 2026, alors qu'elle était de 55,13$ en 2025 et de 64,56$ en 2024. Du côté des produits dérivés, les répondantes et répondants avaient dépensé en moyenne 100,69$ pour le Super Bowl 2024 et 61,45$ pour l'édition 2025. En 2026, ce montant se limitera à 34,38$.
Jeux olympiques d'hiver 2026 de Milan-Cortina
L'équipe de l'OIMS a également sondé les répondantes et répondants au sujet des Jeux olympiques d'hiver qui se tiendront du 6 au 22 février à Milan et Cortina d'Ampezzo, en Italie. Voici les principaux constats:
L'événement semble susciter un fort intérêt puisque 65,4% des personnes sondées indiquent avoir l'intention de suivre les Jeux durant cette période. Parmi ces personnes, plus du quart (26,3%) prévoient y consacrer au-delà de 6 heures par semaine.
Les organisateurs des Jeux ont annoncé une orientation environnementale ambitieuse visant à réduire l'empreinte écologique de l'événement. À cet égard, une très grande majorité des répondantes et répondants (81,8%) se disent favorables à l'idée de Jeux plus modestes – avec moins de sites et de spectacles – si cela permet de limiter les impacts environnementaux. À l'inverse, une minorité (12,2%) préfère que les Jeux conservent leur caractère grandiose, indépendamment des conséquences environnementales associées.
Méthodologie
Les données ont été récoltées du 27 au 30 janvier 2026 auprès de 500 personnes répondantes (250 hommes, 246 femmes, 4 personnes non binaires ou transgenres) via le panel LEO (Léger opinion) sur la plateforme Qualtrics. Les personnes participantes devaient être francophones et âgées de 18 ans et plus. L'échantillon recueilli est représentatif de la population québécoise et comporte une marge d'erreur de 5%.

























