Chroniques

Gestion des universités québécoises: une collégialité d’apparat?

Le concept de «gestion collégiale», qui est à la base de la gouvernance universitaire, est large et mal défini, ce qui entraîne plusieurs interprétations

Le fonctionnement des universités, dont la mission d'enseignement et de recherche est d'intérêt public, repose, entre autres, sur le principe de collégialité. Celui-ci suppose que les professeurs jouissent d’une liberté de pensée et d’expression et doivent être consultés ou participer aux prises de décision. Or, de plus en plus, des modes de gouvernance inspirés du secteur privé s'infiltrent dans la gestion universitaire et créent une «verticalisation» des rapports de travail. Peut-on dès lors encore parler d’une véritable collégialité?

Dans son dernier billet, La collégialité d’apparat, le professeur de droit et blogueur pour le magazine Contact Louis-Philippe Lampron s’intéresse aux diverses interprétations de la notion de «gestion collégiale». Bien que les directions des universités québécoises continuent de s’en réclamer publiquement, les frontières de la notion sont pourtant peu à peu redessinées.

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