Arts

Cinéastes de demain à l'honneur

Le 15e Festival du film étudiant de Québec (FFEQ) arrive en force avec le meilleur du court-métrage étudiant

Par : Matthieu Dessureault
Tourné à Mumbai, le documentaire Serviteur ou maître suit Maëva Lucas dans ses réflexions sur les dynamiques associées à l'argent.
Tourné à Mumbai, le documentaire Serviteur ou maître suit Maëva Lucas dans ses réflexions sur les dynamiques associées à l'argent.
Il n'y a pas que les adultes qui vivent des problèmes! Les enfants, eux aussi, ont leurs conflits, leurs questionnements, leurs doutes. On le voit bien dans Les terribles enfants, un court-métrage réalisé par John Harbour, étudiant au baccalauréat en art et science de l'animation. Ce film raconte l'histoire de Thomas et Bigras, deux amis issus de milieux différents. Par une froide journée d'hiver, alors qu'ils font l'école buissonnière, ils doivent régler un problème inattendu.

«J'ai voulu faire un film qui détruit les préjugés qu'ont les adultes envers les enfants. Parfois, on est porté à les sous-estimer. Les enfants ne sont pas stupides. Le film montre la réalité de leur point de vue», explique le réalisateur, qui signe le scénario avec Anne-Sophie Gravel, étudiante à la maîtrise en littérature et arts de la scène et de l'écran.

Les comédiens Philippe Vanasse-Paquet et William Plante, recrutés à l'aide d'une annonce, se révèlent fort crédibles dans les rôles principaux. Pour John Harbour, il s'agissait d'une première expérience de tournage avec des jeunes. «Un professeur de cinéma au cégep m'a déjà dit que l'un des plus grands défis est de tourner avec des enfants, mais je ne suis pas d'accord. Dans mon cas, cela s'est très bien passé. Ce fut une expérience très formatrice, qui a confirmé mon amour pour le cinéma», raconte celui qui désire percer dans ce domaine.

Les terribles enfants fait partie de la cinquantaine de courts-métrages qui seront présentés au cinéma Cartier durant le FFEQ, du 24 au 26 mars. Ces oeuvres proviennent de différents établissements d'enseignement à travers le Québec. On y trouve de la fiction, du documentaire, de l'animation, des films expérimentaux et du vidéoclip. La programmation comprend également un volet international, avec sept films de la France, de la Belgique et du Sénégal. De l'Université Laval, à l'origine de l'initiative, on compte une dizaine de films, dont les prometteurs Duel au four, de Mathieu Greco (baccalauréat en art et science de l'animation), Serviteur ou maître, de Maëva Lucas (maîtrise en sciences géographiques), et La grosse classe, de Marie-Lou Béland (baccalauréat en art et science de l'animation).

En tout, le comité d'organisation a reçu plus de 150 propositions de courts-métrages. La directrice du FFEQ, Catarina Wieler-Morin, les a tous visionnés. D'un réalisateur à l'autre, elle remarque du talent et beaucoup de créativité. «Plusieurs films provenaient de l'international, mais nous avons privilégié ceux d'ici, notre but étant de faire rayonner le cinéma étudiant québécois. Nous sommes fiers de présenter ces courts-métrages d'une très grande qualité, qui abordent une diversité de thèmes. Ces jeunes créateurs représentent le futur du cinéma, il est important d'aller voir leurs films.»

John Harbour, qui vivra sa seconde expérience festivalière après le Carrousel international du film de Rimouski, n'est pas peu fier. «C'est fou, on est tellement content d'avoir été choisi! On espère que la participation au Festival suscitera des rencontres et d'autres diffusions. Je vois ce film comme la première étape d'un parcours professionnel et personnel.»

Le jury du FFEQ est composé cette année de représentants du Festival de cinéma de la Ville de Québec, de La Bande Vidéo et de Spira. La remise des prix aura lieu ce samedi, à 18h, au bar Le Sacrement.

Consulter l'ensemble de la programmation: Web | Facebook

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