
John Mackay
Grâce à des technologies novatrices, l’équipe de recherche s’apprête à séquencer le génome entier de l’épinette. Objectif: valoriser et conserver la diversité génétique naturelle des forêts en trouvant les gènes responsables de caractéristiques comme la densité du bois, sa croissance, sa résistance aux insectes et son adaptation au climat. Une fois ces gènes ciblés, des marqueurs génétiques permettront de déterminer les meilleures sources de plants lors des opérations de reboisement. «Comme tout être vivant, les arbres ont un génome et des gènes qui les caractérisent. Étonnamment, le génome de l’épinette est six ou sept fois plus long que celui de l’humain, ce qui explique pourquoi personne ne s’y est encore attaqué dans son ensemble», explique John Mackay.
On estime qu’en appliquant la méthode «sélection assistée par marqueurs» (SAM) à 20 % des plantations canadiennes d’épinettes, le rendement du bois pourrait augmenter de 1,5 million de mètres cubes par année. Cela permettrait de concentrer la production de bois sur une superficie moindre et donnerait la possibilité de réserver davantage de forêts à la conservation. Les marqueurs génétiques aideront également à préserver la diversité génétique naturelle et à contrer les effets des changements climatiques. À long terme, ces méthodes accroîtront la compétitivité du secteur forestier canadien en améliorant le rendement et la valeur de ses produits. Le professeur Mackay sera secondé par Jean Bousquet et Nancy Gélinas.


























