Vie universitaire

Stress sans détresse

Rien ne sert de courir, il faut penser à soi

Par : Renée Larochelle
«Le contexte de la vie universitaire provoque le maintien d'un niveau de stress élevé chez les étudiants. En effet, les exigences à satisfaire sont multiples: pression de performance, précarité financière, sans compter toutes les autres responsabilités de la vie adulte», constate Véronique Mimeault, psychologue au Centre d'orientation et de consultation psychologique de l’Université, qui présentait le 21 mars, au pavillon Charles-De Koninck, un atelier sur le thème «Bien vivre le stress». «Il n'est pas toujours facile de trouver les moyens de jongler avec tous ces éléments tout en gardant un équilibre, a expliqué la psychologue. Pourtant, le stress fait partie intégrante de la vie et constitue une réaction de notre organisme qui se produit chaque fois que nous devons faire un effort pour nous adapter à une situation, qu'elle soit positive ou négative. En ce sens, le stress n'est pas à éviter, car il est inévitable, a insisté Véronique Mimeault. Il n'est pas nécessairement néfaste pour la santé puisqu’un niveau modéré peut même rehausser notre degré de motivation et d'énergie. Mais un niveau trop élevé de stress peut affecter notre fonctionnement.»

Les moyens ne manquent pas pour remédier aux inconforts causés par une vie trépidante. Selon Véronique Mimeault, il faut d'abord être capable de s'arrêter et de prendre conscience des manifestations de stress ressenties. Tensions musculaires, fatigue, maux de tête, palpitations cardiaques, trous de mémoire, difficultés de concentration, de sommeil, déprime, absentéisme aux cours et surconsommation de café ou d’alcool font partie des symptômes qui, sur les plans physiologique, psychologique et comportemental, devraient attirer notre attention. On peut se pencher ensuite sur les facteurs de stress que sont, par exemple, une rupture amoureuse, un échec scolaire, un conflit avec un colocataire, la remise à plus tard des travaux scolaires (procrastination) et le manque de temps pour soi.

Des pistes de solutions? S’accorder du temps pour soi ainsi que des petites récompenses à la suite d’efforts soutenus. On peut aussi briser la routine tout en joignant l’utile à l’agréable en allant étudier dans un café au lieu de s’isoler dans sa chambre, par exemple. «Si toute activité qui ne concerne pas les études vous semble une perte de temps, il y a un problème, dit ainsi Véronique Mimeault.» On peut aussi faire de l’activité physique, véritable antidote au stress, en plaçant stratégiquement son heure d’activité entre deux cours. On peut aussi tenter de maîtriser ses incertitudes en se demandant si le problème qui pointe à l’horizon de son esprit est réel ou imaginé.    

«Si vous êtes à la première année de votre baccalauréat et que vous vous inquiétez de ne pas pouvoir trouver un emploi à la fin de vos études, demandez-vous si vous n’avez pas toujours tendance à envisager le pire,  souligne Véronique Mimeault. À la veille d’un examen, alors que l’anxiété vous ronge, dites-vous que même si le pire des scénarios se réalisait, en l’occurrence couler l’examen, il y a toujours moyen de se reprendre dans la vie. Mesurez l’impact réel qu’ont les événements dans votre existence.»   

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

Demande d’information

Suivez nous!