
La délégation de l'Université Laval, cet automne, alors qu'elle était en préparation pour les Jeux de la science politique. L'événement a eu lieu sur le campus en début d'année et a réuni des étudiantes et étudiants d'une dizaine d'universités.
— Dylan Reid
Le mois de janvier est synonyme de jeux interuniversitaires. Cette année, les étudiantes et étudiants de l'Université Laval ont particulièrement bien performé dans trois jeux entre le 2 et le 12 janvier, soit les Jeux de la science politique (1re position), les Jeux de génie (3e position), les Jeux du commerce (3e position) et les Law Games (1re position au concours de plaidoirie).
Cette année, les 15es Jeux de la science politique se sont déroulés à l'Université Laval. Du 8 au 12 janvier, près de 360 étudiantes et étudiants y ont représenté 10 universités.
Alexis Desnoyers Muckle est inscrit au baccalauréat intégré en philosophie et science politique. Il a joué le rôle de cochef de la délégation de l'Université Laval. Celle-ci était composée pour la plupart d'étudiantes et d'étudiants au baccalauréat en science politique.
Neuf épreuves compétitives étaient au programme. La délégation de l'Université Laval a terminé deuxième dans quatre épreuves: sport, quiz, marketing politique et journalisme politique.
«En journalisme politique, nos délégués avaient comme tâche de couvrir une crise, explique l'étudiant. Ils devaient remettre différents livrables et poser des questions aux différents acteurs, qui étaient eux aussi incarnés par des étudiants. Cette année, la crise était en lien avec des blocages forestiers organisés par des chefs héréditaires autochtones qui manifestaient contre le projet de loi sur la modernisation du régime forestier. Nos délégués se sont, d'après les juges, démarqués par la qualité de leurs livrables et par la pertinence de leurs questions.»
Adam Ménard était délégué dans l'épreuve de négociation. Comme négociateurs, ses collègues et lui représentaient le cabinet des Affaires municipales. «Nous devions, dit-il, défendre les intérêts de notre ministère face à une dizaine d'autres cabinets, dont les positions étaient parfois convergentes, parfois opposées. L'objectif consistait à obtenir le plus grand nombre de concessions possibles de la part des autres acteurs, tout en respectant les balises établies par notre mandat. Il était donc essentiel d'être présents et actifs à la table de négociation tout en participant aux discussions informelles.»
Une ambiance électrique
La préparation de la délégation de l'Université Laval fut intense. «Souvent, nous nous sommes réunis une fois par semaine, rappelle Alexis Desnoyers Muckle. Nous avons fait appel à quelques professeurs, notamment pour des simulations sur la gestion de crise et pour la communication orale. Un professeur de cégep a donné une formation sur la coopération internationale.»
Durant toute la durée des jeux, l'ambiance était électrique. «Toutes les équipes étaient là pour gagner, poursuit-il. En même temps, tous étaient ouverts aux autres. Il y avait des chants qui se répondaient. Ça réagissait pendant les débats. Les gens faisaient des commentaires.»
La logistique s'appuyait sur de nombreux bénévoles. Une firme de lobbyistes était représentée, ainsi qu'une firme de marketing politique. L'événement a attiré le conseiller municipal Clément Bourdeau et le député caquiste Jean-François Simard.
La plus grande compétition d'ingénierie au Québec
«Du rêve à la réalité». C'était le thème des Jeux de génie du Québec 2026 qui se sont déroulés du 3 au 7 janvier à Polytechnique Montréal. L'événement, qui se veut la plus grande compétition d'ingénierie au Québec, a réuni 12 délégations en provenance de 14 universités du Québec, d'Ontario et du Nouveau-Brunswick, dont l'Université Laval.

La délégation de l'Université Laval à Montréal après l'annonce de la 3e position au classement général des Jeux de génie
— Voltaic
Les porte-couleurs de cet établissement ont terminé troisièmes au classement général. Les épreuves étaient de nature technique, académique, sportive et sociale. Les étudiantes et étudiants de l'Université Laval ont particulièrement bien fait dans la section des compétitions majeures, terminant deuxièmes de l'épreuve La Machine et deuxièmes de l'épreuve entrepreneuriale.
Dans le premier cas, il s'agissait d'une compétition s'échelonnant sur quatre mois. La solution mise au point devait notamment dépolluer des zones contaminées par des hydrocarbures. Dans l'autre cas, l'équipe a présenté une solution clé en main de système d'éclairage adaptatif visant à soutenir la gestion du cycle circadien en milieu professionnel.
Commerce international, développement durable, stratégie

La délégation de FSA ULaval sur les marches du pavillon Palasis-Prince, peu avant le départ pour les Jeux du commerce à Montréal
— FSA ULaval
Une première place en commerce international et en opérations et logistique, une deuxième place en développement durable et une troisième place en stratégie et en gestion des ressources humaines ainsi qu'au débat oratoire: ces bons résultats et d'autres ont permis à la délégation de la FSA ULaval de se hisser au troisième rang du classement général des 38es Jeux du commerce. Sur le thème «L'audace de définir demain», la compétition s'est déroulée du 9 au 12 janvier à HEC Montréal. Elle a rassemblé 1100 étudiantes et étudiants en provenance de 13 universités. Ces jeux sont reconnus comme la plus grande compétition en administration des affaires dans l'est du Canada.
Deux étudiants brillent au concours des Law Games
Aux Law Games 2026, la délégation de l'Université Laval a remporté la première place au concours de plaidoirie grâce à la performance de Simon Thibert et Justin Fortier, tous deux au baccalauréat en droit. Le duo s'est illustré en plaidant un cas fictif conçu par le professeur Antoine Pellerin et Me Olivier Cournoyer Boutin, avocat pour le Directeur général des élections. Cette victoire a permis à l'Université de se hisser au sommet du classement général pour une deuxième année consécutive.
Les lauréats ont souligné l'appui d'Olivier Ferland, étudiant en droit, qui les a accompagnés pendant leur préparation. L'édition 2026 des Law Games, tenue à Québec du 2 au 6 janvier, a réuni 18 facultés de droit canadiennes autour d'épreuves juridiques, artistiques, oratoires et sportives.

Les étudiants Simon Thibert et Justin Fortier

























