Arts

Pour l'amour de la musique

Le camp de jour L'Université des jeux (nes) musiciens permet aux jeunes de développer leur créativité tout en s'amusant

De gauche à droite: Jérôme Tanguay, Emma Desilets, Alice Laurin, Simone Perron, Astrid Marin et Eliot Lecoq.
Qu'ont en commun Jérôme Tanguay, Emma Desilets, Alice Laurin, Simone Perron et Eliot Lecoq? À part le fait d'être de dynamiques préados heureux d'être en vacances, tous jouent d'un ou de plusieurs instruments de musique, qu'il s'agisse de la guitare, du piano, du violoncelle, de la trompette ou encore du saxophone. Ce n'est pourtant pas pour perfectionner leur pratique musicale si ces jeunes âgés de 9 à 13 ans participent au camp de jour L'Université des jeux (nes) musiciens, mais bien pour créer des jeux musicaux favorisant l'apprentissage de la musique chez d'autres jeunes. Offert par la Faculté de musique du 5 au 19 juillet, ce camp estival en est à sa 3e année d'existence. Seules conditions d'admission: apprendre à jouer d'un instrument de musique depuis plus de deux ans… et vouloir créer en équipe!

«Dès le début du camp, nous demandons aux participants de nous parler de ce qu'ils auraient eux-mêmes voulu savoir ou connaître lorsqu'ils ont commencé à apprendre la musique. Ils s'entendent alors sur les objectifs d'apprentissage. Les sujets choisis touchent généralement à l'histoire de la musique, à la lecture et à la valeur des notes», explique Astrid Marin, animatrice de l'activité et doctorante en éducation musicale, dont le projet de recherche, sous la direction de Francis Dubé, professeur à la Faculté de musique, porte sur les effets de la cocréation de jeux musicaux éducatifs.

Cette année, les jeunes ont consacré la première semaine du camp à la création d'un jeu de société avec cartes et dés. On peut y apprendre la distinction entre différents genres de musique classique ou encore ce qui caractérise la musique de la Renaissance, pour ne citer que ces exemples. Pour créer leur jeu – qui doit viser non seulement l'apprentissage mais aussi le divertissement –, les jeunes font des recherches sur Internet et dans des livres. «On apprend et on s'amuse en même temps. C'est très stimulant pour tout le monde», résume Astrid Marin, elle-même musicienne et violoniste accomplie.

Lors de la deuxième semaine, à l'aide d'un logiciel, les cinq apprentis musiciens ont créé un jeu numérique destiné à l'apprentissage du piano, «Musique en folie». Sur le clavier, les touches sont jumelées à des notes sur une portée, elles-mêmes associées à des gouttes d'eau, des couleurs et des sons. «On clique sur Sol, la couleur correspondant à la note apparaît et ça y est!», assure avec enthousiasme Alice Laurin, qui se dit heureuse d'échapper aux camps de jour durant lesquels «on est obligé de jouer à toutes sortes de jeux ennuyeux.» Une opinion partagée par les autres enfants qui apprécient le côté créatif de cette activité qui les plonge dans l'univers qu'ils aiment: la musique.

«Davantage que le résultat final, c'est le processus qui est important», estime Astrid Marin, qui souligne que les jeux sont testés auprès d'autres jeunes apprentis musiciens débutants inscrits à d'autres camps de jour proposés par la Faculté de musique.

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