15 octobre 2026
Une employée de l'Université Laval publie une biographie de Marcelle Gauvreau
Cette Québécoise scientifique et vulgarisatrice a notamment participé à la publication de La Flore laurentienne du frère Marie-Victorin et à la création du Jardin botanique de Montréal

Mélanie Robitaille vient de lancer l'ouvrage Marcelle Gauvreau: Femme de science, botaniste et éducatrice.
Mélanie Robitaille, coordonnatrice à la conformité à la Faculté de médecine dentaire, signe un premier livre: une biographie consacrée à Marcelle Gauvreau (1907-1968), une femme de science québécoise qui a contribué à faire connaître et aimer les sciences naturelles au Québec. Illustré par Dominique Trudeau et publié aux éditions MultiMondes, l'ouvrage a été lancé récemment.
Scientifique et vulgarisatrice, Marcelle Gauvreau a fondé l'école de l'Éveil, destinée aux enfants de 4 à 7 ans, et participé à plusieurs initiatives du frère Marie-Victorin dont la publication de La Flore laurentienne en 1935, les Cercles des jeunes naturalistes et la création du Jardin botanique de Montréal. Elle a également contribué à ouvrir la voie aux femmes dans les milieux scientifiques et universitaires à une époque où l'accès à ces carrières leur était encore largement limité, souligne Mélanie Robitaille.
De passage sur le campus
Le parcours de Marcelle Gauvreau l'a menée jusqu'à l'Université Laval à plusieurs reprises, souligne sa biographe. Elle a notamment participé à deux congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS), tenus sur le campus en 1934 et en 1936. En juin 1955, elle y est également revenue dans le cadre d'une visite organisée avec 21 membres de la Société royale d'astronomique du Canada – Centre de Montréal, dont elle était alors présidente. Ce groupe avait notamment pour objectif d'appuyer un projet d'observatoire astronomique populaire à l'ouest de la Citadelle de Québec. Elle a profité de son passage dans la ville pour visiter l'Université Laval et y effectuer des observations.
Bien que Marcelle Gauvreau: Femme de science, botaniste et éducatrice soit son premier livre, l'écriture faisait déjà partie du parcours de Mélanie Robitaille à travers ses activités en journalisme scientifique, en rédaction et en normalisation. Pendant près d'un an et demi, elle s'est plongée dans une vaste recherche sur la vie et l'œuvre de Marcelle Gauvreau, mais aussi sur l'époque à laquelle elle a vécu.
Parmi les moments les plus marquants de cette aventure pour la biographe, la recherche dans les fonds d'archives occupe une place particulière.
«J'étais très émue chaque fois que j'enfilais les gants blancs pour plonger dans les boîtes de documents, pour lire et sentir l'histoire entre mes mains», indique Mélanie Robitaille.
Lettres, carnets, herbiers et documents personnels lui ont permis de découvrir une femme au-delà des dates et des faits historiques. «J'ai lu ses lettres, vu ses carnets, ressenti ses joies, ses surprises et ses peines à travers l'encre de sa plume ou de sa dactylo.»
Les rencontres avec des membres de la famille de Marcelle Gauvreau et des personnes qui l'ont connue ont également contribué à faire émerger le portrait d'une femme attachante, enthousiaste et profondément engagée.
À travers ce livre, Mélanie Robitaille souhaite surtout faire découvrir une femme dont le parcours force l'admiration. «Elle est de celles qui ont forgé le Québec d'aujourd'hui par sa mise en valeur des sciences naturelles auprès des jeunes enfants, par la vulgarisation scientifique, par l'éducation des adolescentes, par ses publications sur les algues du Saint-Laurent, tout en laissant une empreinte de joie et d'amour profond de la nature chez toutes les personnes qui l'ont côtoyée.»
Natacha Dubau est chargée de communication à la Faculté de médecine dentaire.

























