
Dès 17h, les résultats et analyses de Radio-Canada, de TVA et de Noovo défilaient sur trois écrans géants.
— Thomas Boudreault-Côté
Les quelque 200 places gratuites avaient toutes trouvé preneur avant l'ouverture des portes le lundi 5 octobre, à l'amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins. Dès 17h, étudiantes et étudiants, professeures et professeurs, mais aussi de nombreux citoyens et citoyennes venus de l'extérieur du campus, ont participé à une soirée électorale qui se voulait festive, scientifique et ouverte à toutes les allégeances.
L'initiative venait de Yannick Dufresne, professeur au Département de science politique et directeur du Centre d'analyse des politiques publiques. L'organisation a été confiée à Maria Alexandrov (Art Nouveau Département), appuyée par des étudiantes et étudiants bénévoles, avec le soutien du Département, de six centres et chaires de recherche et de trois associations étudiantes.
Au programme, animé par les doctorants en science politique Adrien Cloutier et Laurence-Olivier M. Foisy: un panel ludique, entre discussion et jeu-questionnaire, où les professeurs Thierry Giasson et Alexandre Gajevic Sayegh et la doctorante Camille Arteau-Leclerc se sont lancé des questions sur la campagne, puis un jeu-questionnaire électoral avec le public. Avant même la soirée, 64 personnes inscrites avaient rempli un pool reçu par courriel, en répartissant les 127 sièges de l'Assemblée nationale pour tenter de gagner des prix.

Les professeurs Thierry Giasson et Alexandre Gajevic Sayegh, les doctorants en science politique Laurence-Olivier M. Foisy et Adrien Cloutier, ainsi que la doctorante Camille Arteau-Leclerc
— Thomas Boudreault-Côté
Dès 17h, les résultats et analyses de Radio-Canada, de TVA et de Noovo défilaient sur trois écrans géants. Peu après 21h30, l'annonce d'un gouvernement péquiste minoritaire est tombée dans une salle pleine de gens qui avaient choisi de vivre ce moment ensemble. Bouchées, popcorn et groupes musicaux en direct ont aussi fait partie de l'événement.
«Je cherche depuis des années ce genre de soirée, où l'on peut toutes et tous se réunir pour passer un bon moment le soir de l'élection, discuter politique et finir en dansant, peu importe notre allégeance politique, et peu importe le résultat», écrivait Yannick Dufresne dans le communiqué annonçant la soirée.
«On voulait montrer qu'on peut célébrer la démocratie ensemble, peu importe pour qui on a voté. La réponse du public nous indique de recommencer!», conclut pour sa part Adrien Cloutier.

























