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12 janvier 2023

Ski de fond, glissade, patinage, marche et raquette en sentier: le Campus nordique démarre

Deux projets de recherche se dérouleront sur le site tandis que Bonhomme Carnaval patinera en deux occasions sur l’anneau de glace en compagnie des usagers

Par : Yvon Larose
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<p>Bonhomme Carnaval a pris la parole lors de la conférence de presse du 11&nbsp;janvier annonçant le lancement du Campus nordique. Derrière lui, le vice-recteur exécutif et vice-recteur aux ressources humaines et aux finances de l’Université Laval, André Darveau, le vice-recteur adjoint aux services à la recherche, à la création et à l’innovation, Michel&nbsp;J. Tremblay, et la directrice du Service des activités sportives, Julie Dionne.</p>

Bonhomme Carnaval a pris la parole lors de la conférence de presse du 11 janvier annonçant le lancement du Campus nordique. Derrière lui, le vice-recteur exécutif et vice-recteur aux ressources humaines et aux finances de l’Université Laval, André Darveau, le vice-recteur adjoint aux services à la recherche, à la création et à l’innovation, Michel J. Tremblay, et la directrice du Service des activités sportives, Julie Dionne.

— Dany Vachon

Le Campus nordique revient pour une troisième saison. Vers la mi-janvier, dès que les conditions météorologiques le permettront, les usagers, qu’ils soient membres de la communauté universitaire ou du grand public, auront accès gratuitement à des infrastructures hivernales uniques sur un campus universitaire au Québec.

Le lancement de la saison 2023 a eu lieu le mercredi 11 janvier, par temps froid et ensoleillé, à l’extérieur du Stade TELUS-Université Laval, en présence du vice-recteur exécutif et vice-recteur aux ressources humaines et aux finances de l’Université Laval, André Darveau, du vice-recteur adjoint aux services à la recherche, à la création et à l’innovation, Michel J. Tremblay, et de la directrice du Service des activités sportives (SAS), Julie Dionne.

«Nous faisons le Campus nordique parce qu’il s’agit d’un moyen concret de favoriser la santé durable, surtout durant les mois les plus froids de l’année, lorsqu’on est tenté de s’enfermer à l’intérieur, a déclaré André Darveau. Je vous incite aujourd’hui à oser sortir. Comme nouveauté cette année, je vous annonce que nous nous associons pour la première fois au Carnaval de Québec, à titre d’événement partenaire. Nous avons une vision commune, celle de célébrer l’hiver, alors il nous apparaissait tout à fait naturel d’unir nos forces. Cet échange de visibilité est le premier pas vers une collaboration qui est vouée à s’enrichir, étant donné que le Campus nordique et le Carnaval de Québec partagent tous les deux l’objectif d’inciter la population à profiter de l’hiver.»

Michel J. Tremblay a pour sa part souligné l’ajout, cette année, d’un volet recherche directement sur le site du Campus nordique. «Les infrastructures qui serviront à pratiquer des sports d’hiver seront aussi des terrains d’expérimentation, qui permettront de recueillir de précieuses données, a-t-il expliqué. Plusieurs équipes de recherche de notre université s’intéressent à la neige, au froid et à l’ensemble des conditions climatiques nordiques.»

Quant à Julie Dionne, elle a élaboré sur les conditions météorologiques instables que vit la région de Québec depuis plusieurs semaines. «L’aménagement de l’anneau de glace et de la piste de ski de fond a été retardé par le manque de températures froides et par le manque de neige pendant le temps des Fêtes, a-t-elle indiqué. Nous avons été dans l’impossibilité d’arroser l’anneau de glace avant le 8 janvier. Le peu de journées froides a fait que nous avons peu utilisé les canons à neige. Pour ces raisons nous ne pouvons pas annoncer de date officielle d’ouverture. On vise la mi-janvier.»

Bonhomme entre en scène

La fin de l’allocution de la directrice du SAS a été marquée par l’arrivée surprise de Bonhomme Carnaval. Le sympathique personnage a annoncé que, dans le cadre du nouveau partenariat entre le Carnaval et l’Université Laval, il viendra patiner à deux reprises sur l’anneau de glace du Campus nordique. Il sera possible de patiner en sa compagnie les samedi 21 janvier et dimanche 22 janvier.

«Je suis tellement heureux d’être avec vous aujourd’hui, a dit “le roi de l’hiver”. Je me sens chez moi dans ce “carlaval”.» S’adressant au vice-recteur adjoint aux services à la recherche, à la création et à l’innovation, il s’est dit réjoui de l’ajout d’un volet recherche à la programmation avant d’ajouter: «Je vous fais une offre de service. Si vous avez besoin d’un expert en nordicité, un bonhomme de neige de 400 livres, ça peut aider!». Quant à ses deux séances de patinage, Bonhomme a eu ce commentaire: «Vous verrez à quel point j’ai du talent! Est-ce que je ferai 10 tours, 100 tours? C’est quand même 400 mètres et je devrai me garder de l’énergie!»

Durant la période de questions, André Darveau s’est dit très impressionné par l’ampleur de la participation aux activités du Campus nordique en 2021 et 2022. Ensemble, les chiffres totalisent quelque 27 000 personnes. «Nous avons créé un monstre, a-t-il dit, et on s’attend encore à une importante participation. Lorsqu’on a annoncé que le Campus nordique revenait, beaucoup de gens ont dit: “Quelle excellente idée”. On va être là. On va être au rendez-vous.»

Le vice-recteur est revenu sur les débuts du Campus nordique. «On a senti que le besoin était là, a-t-il raconté. C’était une période difficile, en pandémie. Le concept du Campus nordique répondait vraiment à un besoin, celui de se retrouver, de socialiser, d’être avec ses amis et avoir une activité extérieure pour se changer les idées.»

De précieuses données

L’équipe du projet SNOW, du Laboratoire de robotique boréale NorLab, utilisera la piste créée pour l’Épreuve du Nord et située dans le Grand Axe pour mettre leur robot de 500 kilogrammes à l’épreuve, dans des conditions difficiles, comme de fortes précipitations de neige, du brouillard ou du verglas.

Ce projet est dirigé par le professeur François Pomerleau, du Département d’informatique et de génie logiciel. «Le parcours de l’Épreuve du Nord nous permettra d’évaluer nos algorithmes de navigation autonome en conditions hivernales tout en restant sur le campus, a-t-il souligné. Le fait que le trajet soit conçu pour des courses de véhicules tout-terrains nous permettra également d’évaluer les limites de nos systèmes en conduite rapide.»

La plateforme du robot a été achetée d’un fournisseur. Les chercheurs du laboratoire l’ont outillé d’une suite de capteurs sur mesure pour la navigation hivernale. Il est conçu pour avoir une mobilité élevée, particulièrement dans un couvert de neige profond. Le robot est capable de naviguer de jour comme de nuit. Pour se localiser, il utilise principalement des capteurs de type lidar. Ces capteurs émettent des lasers pour générer une image 3D de l’environnement autour du robot.

«Nous comptons évaluer la performance de notre algorithme de localisation et de cartographie en fonction des conditions météorologiques, a-t-il poursuivi. Nous voulons en tester les limites et rendre les algorithmes plus performants en conditions extrêmes. Nous aimerions aussi évaluer la vitesse maximale à laquelle nous sommes en mesure de réaliser un tour de piste en mode autonome.»

Le second projet de recherche réunit les professeurs André Bégin-Drolet et Julien Lépine, ainsi que l’étudiant à la maîtrise en génie mécanique Nicolas Quirion-Cantin et l’étudiant au baccalauréat en génie mécanique Alexis Dumas. Ils travaillent à concevoir une machine qui mesure le coefficient de friction entre un ski de fond et la neige. Leur projet vise à améliorer le fartage des skis. Cet hiver, ils utiliseront une piste réservée, adjacente à la piste de ski de fond du Campus nordique, pour mener à bien leurs essais visant à améliorer le fartage des skis.

«Mon projet de maîtrise, a expliqué Nicolas Quirion-Cantin, consiste en une machine de traction qui tire un chariot représentant le skieur. Les mesures permettront de guider le choix de cire en fonction des conditions météorologiques. Différentes masses ainsi que différentes vitesses seront testées afin de couvrir l’éventail de possibilités qu’un fondeur peut rencontrer.»

La machine de traction a été conçue à l’été et à l’automne dernier. Elle permet de tester les deux mouvements du ski de fond, soit la glisse et la poussée (kick), lequel représente le mouvement où le skieur exerce une impulsion latérale qui le propulse vers l’avant.

«Je prévois, tout au long de l’hiver, tester ma machine afin de m’assurer que les données recueillies sont valides et précises, a-t-il poursuivi. Nous sommes présentement dans le processus de fabrication et prévoyons sortir tester à l’extérieur d’ici quelques semaines.»

Ancien membre du club de ski de fond Rouge et Or, Alexis Dumas apporte une expertise particulière au projet. «Dans ma carrière sportive, a-t-il souligné, j’ai côtoyé beaucoup de techniciens pour le fartage et j’ai vu plusieurs techniques de fartage. J’amène au projet non seulement mes connaissances en génie mécanique, mais aussi des connaissances techniques, qui ont évolué au fil des ans.»

Des infrastructures de qualité qui attirent les foules

Le Campus nordique comprend une boucle d’un kilomètre de ski de fond éclairée, un anneau de glace de 400 mètres pour le patin, 5 sentiers de marche et de raquette entretenus dans les boisés, ainsi qu’une piste de glissade en traîneau ou en tapis à neige. Une centaine de membres de la communauté universitaire contribuent au projet. Le Campus nordique sera ouvert 7 jours sur 7, à partir de 10 heures jusqu’en début de soirée. Une roulotte chauffée est accessible pour chausser ses patins. Il est également possible de louer des raquettes, des skis de fond et des patins de taille adulte au comptoir de location d’équipement de l’aréna du PEPS. Les activités sont gratuites et aucune réservation n’est nécessaire. L’accueil du Campus nordique est situé près du stade TELUS-Université Laval.

En savoir plus sur le Campus nordique:

<p>L’équipe du
projet SNOW, du Laboratoire de robotique boréale NorLab, derrière le véhicule robotisé de 500&nbsp;kilogrammes qui sera mis à l’épreuve
cet hiver dans des conditions difficiles, comme de fortes précipitations de
neige, du brouillard ou du verglas.</p>

L’équipe du projet SNOW, du Laboratoire de robotique boréale NorLab, derrière le véhicule robotisé de 500 kilogrammes qui sera mis à l’épreuve cet hiver dans des conditions difficiles, comme de fortes précipitations de neige, du brouillard ou du verglas.

— Dany Vachon

<p>Le second
projet de recherche présenté lors de la conférence de presse consiste à
concevoir une machine de traction qui mesure le coefficient de friction entre
un ski de fond et la neige dans le but d’améliorer le fartage des skis. Ici,
une partie de l’équipe de recherche pose avec le dispositif.</p>

Le second projet de recherche présenté lors de la conférence de presse consiste à concevoir une machine de traction qui mesure le coefficient de friction entre un ski de fond et la neige dans le but d’améliorer le fartage des skis. Ici, une partie de l’équipe de recherche pose avec le dispositif.

— Dany Vachon