
Les travaux de recherche de Jean-René Roy l'ont amené à utiliser de grands télescopes étrangers, notamment celui de l'Observatoire Gemini à Hawaï.
Tout y passe. Ses premières contemplations du ciel dans son village natal d'Acton Vale qui l'inciteront à devenir un «savant», la passion scientifique que lui ont communiquée le journaliste scientifique Fernand Seguin et quelques enseignants qui ont croisé sa route, le voyage de Spoutnik, l'Expo 67 de Montréal, les manifestations étudiantes de 1968, l'émancipation de la femme, les premiers pas de l'homme sur la Lune et ses propres premiers pas dans la communauté scientifique internationale.
Son parcours emprunte le même chemin que l'astrophysique au Québec. Il passe d'abord par l'étranger où, pendant huit ans, il fait des études de maîtrise et de doctorat avant d'occuper ses premiers postes en recherche. En 1977, Jean-René Roy rentre au Québec pour relever le défi que lui confie l'Université Laval: mettre sur pied un programme de formation et de recherche en astrophysique qui gravitera autour du nouvel Observatoire du Mont-Mégantic.
Ses propres travaux de recherche l'amènent à utiliser de grands télescopes étrangers, notamment celui de l'Observatoire Canada-France-Hawaï. En 1997, le Conseil national de recherche du Canada le nomme au poste de responsable scientifique canadien du Projet des télescopes Gemini, un ambitieux projet international qui consiste à construire deux télescopes de huit mètres, l'un à Hawaï et l'autre au Chili. Ses talents de gestionnaire sont remarqués en haut lieu. En 2000, le conseil d'administration des télescopes Gemini lui offre le poste de directeur scientifique du télescope d'Hawaï. En 2009, sa trajectoire de gestionnaire le conduit dans la constellation de la National Science Foundation et du Space Telescope Science Institute, l'organisme créé par la NASA pour gérer le télescope spatial Hubble.
Ce scientifique, qui a joué dans les ligues majeures de l'astrophysique, est toujours resté soucieux de communiquer ses connaissances au commun des terrestres. Les longues heures passées à écouter Fernand Seguin à Radio Collège, La science en pantoufles et Le Roman de la science ont laissé des traces. Le premier ouvrage de vulgarisation de Jean-René Roy, publié en 1982, s'intitulait L'Astronomie et son histoire. Trois décennies plus tard, il boucle la boucle en racontant l'astronomie à travers sa propre histoire.


























