
Du jeu vidéo aux conflits dans l'espace francophone, de la santé autochtone urbaine à la cartographie des milieux marins, les nouvelles écoles d'été de l'Université Laval abordent une grande variété de sujets d'actualité.
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Les défis et les stratégies du marketing des start-up, les négociations internationales sur le changement climatique, les pratiques actuelles en travail social: la programmation 2026 des écoles d'été de l'Université Laval fait encore une fois une place de choix aux nouvelles thématiques.
«La popularité de notre offre, qui se renouvelle année après année, s'explique par le caractère exclusif et par les sujets variés et d'actualité qui composent notre programmation», souligne la coordonnatrice d'activités au Service du développement professionnel Julia Hains.
Cette année, la programmation comprend une vingtaine d'écoles, aux trois quarts des nouveautés. L'une de ces nouveautés porte le nom d'Onhwentsa'Aski. Cette école immersive et transdisciplinaire consacrée aux réalités autochtones en milieu urbain est portée par le Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec et la Faculté de médecine de l'Université Laval. Du 8 au 12 juin, les participantes et participants exploreront les enjeux identitaires, territoriaux, sociaux, politiques et culturels qui influencent la santé des personnes autochtones dans les milieux urbains. Par des enseignements en forêt, des ateliers thématiques, des panels, des conférences et une démarche symbolique autour du sac de médecine, l'école d'été deviendra un espace privilégié de dialogue, de transmission et de transformation.
Des solutions fondées sur la nature
Le coup d'envoi de la nouvelle saison a été donné par l'école d'été NASER. Cette offre du Programme canadien de formation FONCER du CRSNG se déroule du 27 avril au 8 mai. Elle est basée sur les solutions fondées sur la nature pour la restauration des écosystèmes. Elle vise à former des professionnels capables de mettre au point des solutions écologiques et à faible impact pour la restauration des écosystèmes.
La programmation ne comprend qu'une seule formation intensive à l'international et une seule autre en région. La première, consacrée aux études stratégiques, se tiendra à Paris du 8 au 13 juin. Mise sur pied par l'École supérieure d'études internationales de l'Université Laval, avec la collaboration de partenaires français, cette école permettra aux participantes et participants d'explorer les grands défis stratégiques actuels. Parmi ceux-ci, la remise en cause de la relation transatlantique, le retour des puissances désinhibées et la réémergence de la menace nucléaire. Quant à l'école en région, elle a pour nom Forme de vie démocratique et esprit critique. À Percé, du 10 au 21 août, ce séminaire intensif sera donné en formule de coenseignement par deux professeurs, Jean-Marc Narbonne, de la Faculté de philosophie de l'Université Laval, et Hans-Jürgen Lüsebrink, de l'Université de Saarbrücken en Allemagne. Les deux enseignants proposeront un parcours historique commençant dans la Grèce antique et qui se poursuivra jusqu'à notre époque. Parmi les penseurs étudiés, mentionnons Aristote, Kant et Foucault.
S'il est une école qui se distingue par sa résilience, c'est bien l'Université féministe d'été. À sa vingt-troisième édition, celle-ci abordera, du 18 au 22 mai, les mouvements migratoires et territoriaux sous l'angle des résistances féministes. Ces résistances repensent les mouvements de justice migratoire et territoriale et contribuent au démantèlement des systèmes d'oppressions et de privilèges.
Deux écoles sont consacrées aux peuples autochtones. L'une est Onhwentsa'Aski. L'autre abordera les droits et enjeux internationaux des peuples autochtones de la francophonie. Du 8 au 19 juin, cette école se penchera sur la réappropriation du plaidoyer international, sur le leadership des femmes autochtones et sur les droits de la personne.
Incontournable, la technologie sera bien présente cet été. L'Université Laval tiendra des écoles en biophotonique, en hydrospatial et en neurophotonique. Intitulée Des profondeurs à la stratosphère, l'école d'été en hydrospatial initiera les participantes et participants aux technologies de pointe en cartographie et à la modélisation des milieux marins et côtiers. La formation touchera à l'acoustique sous-marine, aux drones et à la photogrammétrie ainsi qu'à la bathymétrie satellitaire.
D'abord et avant tout le présentiel
Cet été, la plupart des écoles se donneront en présentiel. «Cette formule, affirme Julia Hains, permet de favoriser la cohésion, les échanges, la création d'une fraternité dans l'expertise. Le présentiel met de l'avant le côté expérientiel pour créer, pour valoriser le vivre-ensemble.»
La plupart des écoles s'adressent aux étudiantes et étudiants aux trois cycles de l'Université Laval ainsi qu'aux professionnelles et professionnels en emploi et aux personnes à la retraite. «Il y a, explique-t-elle, un souhait de rendre l'Université accessible, de sortir du mode traditionnel des cours pour découvrir l'Université autrement, partager le savoir entre nos différentes facultés. Les participantes et participants complètent ainsi leur parcours avec une expérience riche, distincte, qui se démarque de leur parcours traditionnel.»
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