13 mars 2026
Sciences de l'orientation: une formation renouvelée pour répondre aux besoins en santé mentale
L'Université Laval prépare les futures conseillères et futurs conseillers d'orientation à obtenir l'attestation de diagnostic des troubles mentaux après leur programme

Le renouveau des programmes s'inscrit dans un contexte de forte pression sur les services de santé mentale et d'accès difficile.
— Yan Doublet - Université Laval
L'École de counseling et d'orientation de la Faculté des sciences de l'éducation a actualisé ses programmes de baccalauréat et de maîtrise. Cette refonte permettra notamment aux personnes qui obtiennent la maîtrise en sciences de l'orientation de demander l'attestation de diagnostic des troubles mentaux délivrée par l'Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec (OCCOQ) sans formation additionnelle.
«Les besoins en santé mentale sont en croissance et les conseillères et conseillers d'orientation sont de plus en plus appelés à jouer un rôle important dans l'évaluation des troubles mentaux. La formation devait évoluer pour leur permettre de répondre adéquatement à ces attentes. Grâce à la refonte des programmes, les membres des futures cohortes disposeront d'un cadre d'apprentissage soutenu et cohérent, en phase avec les nouvelles exigences et besoins professionnels», souligne le directeur de l'École de counseling et d'orientation Simon Viviers.
Un cadre professionnel en transformation
Le renouveau des programmes s'inscrit dans un contexte de forte pression sur les services de santé mentale et d'accès difficile. Depuis l'adoption du projet de loi 67, en novembre 2024, les conseillères et conseillers d'orientation (c. o.) peuvent diagnostiquer les troubles mentaux et les déficiences intellectuelles, mettant fin à une confusion entourant certains actes réservés.
Pour ce faire, les c. o. doivent toutefois obtenir une attestation de formation et démontrer, selon le règlement de l'OCCOQ, qu'ils possèdent les connaissances et habiletés requises.
Grâce à un financement consacré à cet effet, l'École a pu amorcer rapidement la transition pédagogique tout en assurant la rigueur de la démarche. Ce soutien a permis de structurer le travail d'actualisation et de coordonner les équipes travaillant à la révision des programmes.
Une formation cohérente pour tous les profils
La refonte a été conçue pour offrir des cheminements adaptés à l'ensemble des profils étudiants. Elle tient compte autant des personnes suivant le parcours baccalauréat-maîtrise que de celles provenant d'un autre baccalauréat en relation d'aide et souhaitant accéder à la maîtrise en sciences de l'orientation en vue d'exercer la profession de c. o.
Les volets psychométriques, psychopathologiques et évaluatifs de la formation de même que celui lié aux stages et à la formation pratique sont en cours d'actualisation. Les cours ont été bonifiés afin d'intégrer des mises en situation pratiques, comme des études de cas et des simulations cliniques.
«Nous voulions que la pédagogie reflète la complexité de l'évaluation clinique. Les activités d'apprentissage que nous avons revues permettent d'explorer des situations variées et d'approfondir la prise de décision professionnelle. En consolidant ces pratiques, nous nous assurons que toutes les personnes étudiantes qui le souhaitent accèdent aux compétences nécessaires pour obtenir l'attestation», explique Mariève Pelletier, directrice des programmes en sciences de l'orientation de l'Université Laval.

Mariève Pelletier, directrice des programmes en sciences de l'orientation de l'Université Laval, et Simon Viviers, directeur de l'École de counseling et d'orientation
— Faculté des sciences de l'éducation
Des cours en mesure et évaluation ont aussi été revisités, en étroite collaboration avec les expertes et experts du Département des fondements et des pratiques en éducation.
Les premiers changements sont entrés en vigueur à la session d'hiver 2026. La plus grande partie du renouveau de la formation sera déployée dès la prochaine session d'automne.
























