
À leur arrivée à la Bibliothèque, les enfants sont accueillis chaleureusement par des étudiantes et étudiants. Quelques consignes, formation des sous-groupes et, hop, direction le 4e étage pour des activités ludiques et éducatives!
— Yan Doublet - Université Laval
Une ambiance inhabituelle régnait à la Bibliothèque du pavillon Jean-Charles-Bonenfant, les 18 et 25 mars derniers. Dans les allées habituellement silencieuses résonnaient rires et murmures joyeux. Plus de 200 élèves provenant de 4 écoles ont été invités à vivre une série d'activités pédagogiques imaginées par des étudiantes et étudiants du baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire. Des activités formatrices… d'un côté comme de l'autre.
Stéphanie Duval, professeure à la Faculté des sciences de l'éducation, a créé cette initiative en 2017 dans le cadre du cours Planification et organisation des interventions à l'éducation préscolaire. L'objectif: permettre à ses étudiantes et étudiants de vivre une expérience concrète auprès d'enfants et de réfléchir de manière critique à leurs pratiques pédagogiques. «Plutôt que de recevoir l'information de manière passive dans un cours théorique, je souhaite qu'ils puissent explorer, expérimenter, se questionner, collaborer, créer et réfléchir. Mon rôle est davantage celui d'une accompagnatrice que d'une simple transmettrice de contenu.»
Dans les locaux de la Didacthèque, les futures enseignantes et futurs enseignants s'activent. Ici, un coin causerie où les enfants répondent à des questions pigées au hasard; là, un atelier de motricité autour d'un bac sensoriel; plus loin, une activité sur le goût où ils doivent distinguer les saveurs amères et sucrées. Chaque activité a été soigneusement planifiée.
«À travers ces activités, on apprend à faire des interventions plus poussées au préscolaire. Ce cours nous aide surtout à développer des techniques d'intervention, à comprendre ce qu'on fait et pourquoi on le fait. L'enseignement, ça s'apprend sur le terrain», explique Félix Ouellet-Gaudreault.
Pour rendre possible cette rencontre, plusieurs acteurs ont uni leurs efforts. Le soutien financier de l'association étudiante du programme a permis de couvrir les frais de transport des classes, tandis que l'équipe de la Bibliothèque a contribué à la logistique.
«C'est beaucoup d'organisation, mais ça vaut la peine. Ça donne un côté dynamique à la Bibliothèque et permet d'exploiter des espaces comme la salle d'animation de littérature jeunesse Charlotte-Guérette. C'est une belle collaboration avec la Bibliothèque, tant pour les salles que pour le matériel», souligne la chargée d'enseignement Nathalie Breton.
Des activités remplies de découvertes
Du côté des enfants, l'expérience a été vécue avec enthousiasme.
«C'est impressionnant!», lance Arthur, cinq ans, en découvrant la Bibliothèque.
Son ami Clarence connaît déjà bien les lieux. Ancien du CPE La petite Cité, situé sur le campus, il retrouvait avec plaisir la Didacthèque, qu'il visitait souvent avec son groupe. «Moi, j'aime tout ici. Il y a plein de beaux livres et aussi des jeux.»

«Quel métier voudrais-tu faire plus tard?» «Quelle est ta saison préférée?» Arthur et Clarence ont eu beaucoup de plaisir à répondre aux questions des grands.
— Yan Doublet - Université Laval
Claire, elle, a particulièrement aimé un jeu sur les émotions, où il fallait reconnaître et imiter des expressions faciales. «C'était drôle! J'ai aussi aimé jouer au pique-nique», ajoute-t-elle en parlant des moments de jeux libres.

Claire était visiblement ravie de participer aux ateliers.
— Yan Doublet - Université Laval
Une fois les petites visiteuses et petits visiteurs partis, le calme revient peu à peu dans la Bibliothèque.
Pour les futures enseignantes et futurs enseignants, l'expérience ne s'arrête pas là. Leurs interventions ont été filmées et feront l'objet d'une analyse. «On reviendra sur notre posture: qu'est-ce qu'on aurait pu améliorer? Qu'est-ce qui a bien fonctionné et pourquoi?», explique Émilie Gélinas. «Cette analyse se fait en établissant des liens étroits avec les notions vues dans les cours et avec le Programme-cycle de l'éducation scolaire du ministère de l'Éducation», ajoute la professeure Duval.
Pour les enfants, l'expérience se termine, mais elle pourrait bien laisser une trace… et peut-être même semer l'idée d'un retour à l'Université Laval, un jour, pour étudier.
























