Vie universitaire

Un aperçu du fascinant univers géospatial

Vingt étudiantes et étudiants issus de quatre facultés ont participé au concours cartographique de la Journée SIG

Par : Yvon Larose
Le comité d’évaluation a décerné le premier prix à Sarah-Ève Bouffard et Maude Larivière pour leur projet <em>Température moyenne au mois d’octobre 2019 au Canada</em>. Les températures sont recensées à l’échelle du pays. La carte est faite à partir de données du site Web météo d’Environnement Canada. Ces données proviennent de partout à partir d’un millier de stations climatologiques.
Le comité d’évaluation a décerné le premier prix à Sarah-Ève Bouffard et Maude Larivière pour leur projet <em>Température moyenne au mois d’octobre 2019 au Canada</em>. Les températures sont recensées à l’échelle du pays. La carte est faite à partir de données du site Web météo d’Environnement Canada. Ces données proviennent de partout à partir d’un millier de stations climatologiques.

La huitième Journée SIG – Université Laval s’est tenue cette année en mode virtuel, du 13 au 20 novembre. Cette semaine d’activités, célébrée internationalement, vise à mieux faire connaître l’importance des systèmes d’information géographique et des données et applications géospatiales. Un des moments phares de la Journée SIG – Université Laval était le quatrième concours cartographique. Vingt étudiantes et étudiants issus de quatre facultés y ont participé. Ils sont inscrits à l’un ou l’autre des trois cycles d’enseignement dans des disciplines aussi variées que la géomatique, la géographie, le génie civil, l'aménagement du territoire et le développement régional, l'architecture, les arts visuels, la littérature ou les arts de la scène et de l’écran.

«Dix-neuf projets ont été soumis, ce qui est un nombre relativement important pour ce concours, explique Yves Brousseau, membre du comité d’évaluation, également cartographe, formateur et directeur des programmes de 1er cycle au Département de géographie. Pour la première fois, nous avons jugé des documents numériques en ligne. Une surprise nous attendait. Quatre des projets avaient davantage un côté artistique que cartographique. J’ai trouvé ces projets intéressants. Les couleurs suscitent l’émotion. Ces images viennent nous dire qu’un document cartographique peut aussi être une œuvre d’art. L’une d’elles, 925-295, est signée Delphy Boudreau, inscrite au baccalauréat en arts visuels et médiatiques. L’auteure décrit son œuvre comme la carte mentale de son trajet quotidien entre son domicile et son lieu d’études.»

Les cartes soumises ont été jugées à partir d’un niveau de complexité qui doit respecter les règles de la communication cartographique. Les éléments doivent constituer un tout autonome qui communique un message structuré d’une organisation de l’espace.

Le comité d’évaluation a décerné le premier prix à Sarah-Ève Bouffard (baccalauréat en géographie) et Maude Larivière (baccalauréat en géographie) pour leur projet Température moyenne au mois d’octobre 2019 au Canada. Les températures sont recensées à l’échelle du pays. La carte permet de voir les différences entre les températures estimées et les températures ressenties selon l’emplacement.

«Le résultat est valable, complet, affirme Yves Brousseau. Le choix des couleurs est intéressant. Les zones rouges induisent la chaleur. Les zones bleues, au nord et dans la région montagneuse des Rocheuses, c’est plutôt le froid qui est suggéré. La carte est faite à partir de données du site Web météo d’Environnement Canada. Ces données proviennent de partout à partir d’un millier de stations climatologiques.»

Simon Herbinia (baccalauréat en sciences géomatiques) a obtenu le deuxième prix pour son projet Sentiers de Limbour - hiver 2020. Selon Yves Brousseau, cette carte est assez simple, standard et complète. Sa facture est cohérente. «Il ne manque rien, dit-il. Elle est bien faite et répond à tous les critères de la cartographie. Tout est intéressant.»

Dans son commentaire, l’étudiant explique s’être inspiré du terrain derrière son quartier résidentiel, à Gatineau. «Ce terrain appartient au ministère des Transports du Québec et comporte un tracé d’autoroute, souligne-t-il. Celle-ci demeure toujours un projet en attente. Pendant ce temps, le terrain est utilisé par les citoyens comme parc naturel pour y promener leur chien, faire de la raquette ou du vélo à pneus surdimensionnés (fat bike) en hiver. J’ai eu l’envie d’y faire une carte afin d’illustrer les différents sentiers qui se sont dessinés au fil des ans. Elle permet surtout d’informer les gens qu’il existe bel et bien des sentiers tout près de chez eux et que ce n’est pas forcément un labyrinthe sans fin lorsqu’on a une copie de cette carte!»

Les 19 documents cartographiques constituent un voyage éclair dans différentes régions du Québec ainsi qu’au Canada, aux États-Unis, en France et en Malaisie, et ce, à partir de sujets variés. Paula Casillas Sánchez propose une cartographie politique de Wynwood Walls – Miami, un lieu dans lequel s’est développé l'art de rue (street art) à partir de 2010. Raymond Kabo a fait un exercice de spatialisation d’un indicateur statistique de faiblesses des précipitations dans le département français du Vaucluse. Pour sa part, Pauline Perbet a réalisé une carte montrant les zones de déforestation observées par télédétection, en 2017, en Malaisie. Au Québec, William Albert a travaillé sur les zones optimales pour l’implantation d’un parc éolien à Saint-Jean-Port-Joli. Danilo Sosa-Ruiz montre, sur sa carte, la variation de la teneur en eau entre Lévis et la Beauce. Julia Bresse et Félix Préfontaine ont réalisé, quant à eux, la cartographie globale du bassin versant de la rivière Saint-Charles à Québec.

«Une carte permet aussi de voyager en visualisant l’information à caractère géographique, soutient Yves Brousseau. Il est intéressant de voir la diversité des régions abordées. Ce n’est pas étonnant, car nos étudiants voyagent.»

Voir l’ensemble des projets soumis au concours

Simon Herbinia a obtenu le deuxième prix pour son projet <em>Sentiers de Limbour - hiver 2020</em>. Il s’est inspiré du terrain derrière son quartier résidentiel, à Gatineau. Ce terrain est utilisé par les citoyens comme parc naturel pour y promener leur chien, faire de la raquette ou du vélo à pneus surdimensionnés (<em>fat bike</em>) en hiver.
Delphy Boudreau décrit son œuvre <em>925-295</em> comme la carte mentale de son trajet quotidien entre son domicile et son lieu d’études. La séparation en trois plans divise le parcours entre deux lieux géographiquement différents, soit la haute et la basse-ville de Québec, en soulignant un espace dénué de marqueurs visuels et sonores.

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