Arts

Qui a tué?

Avec La souricière d’Agatha Christie,  Les Treize misent sur une valeur sûre pour leur première représentation de la saison

Par : Pascale Guéricolas
La pièce de la grande dame britannique du suspense constitue un classique des classiques à Londres où les productions se succèdent depuis 57 ans. Par conséquent, les lecteurs n’ont toujours pas accès au texte, puisque Agatha Christie a stipulé avant sa mort que sa publication n’aurait lieu que lorsque la pièce ne serait plus jouée, histoire de garder le mystère sur l’identité du meurtrier. Comme bien souvent avec la romancière, l’action se déroule dans un lieu coupé du monde où chacun sait qu’un assassin rôde. Dans La souricière, il s’agit du manoir Monkswell, transformés en nouvelle auberge. Une chute de neige coince dans cette auberge les propriétaires, quatre clients et un voyageur dont la voiture s’est embourbée, tandis qu’un policier arrive pour prévenir tout le monde qu’un meurtrier rôde. Déjà, une certaine dame Lyon, qui aurait fait subir de mauvais traitements à trois jeunes enfants, a été assassinée à Londres. Comme de raison, plusieurs des personnes hébergées au manoir se trouvent liées d’une façon ou d’une autre à cette personne.

Un foyer, de grandes vitres, des fauteuils et un divan, ce décor très réaliste proposé par Les Treize nous plonge dans la réalité des intérieurs anglais des années 50. En sourdine, une comptine déclinée selon différents thèmes musicaux accentue le climat de tension qui règne dans la salle de séjour du manoir où chacun s’interroge sur l’identité de l’assassin. «Avec cette pièce, on explore une société, une époque, explique le metteur en scène Marc Philippe Parent. Avant de répéter, chaque acteur a effectué des recherches sur la vie de son personnage en se demandant où il était né, quelle était sa famille, afin de mieux se l’approprier.» Pas question donc d’accentuer les mimiques des invités du manoir ou de jouer en décalage, car selon le metteur en scène la pièce ne se prête pas à un style non conventionnel. Il mise au contraire sur un jeu très naturel, sincère, où les répliques ont l’air de sortir spontanément de la bouche des acteurs. Des acteurs habillés dans le style années 50 grâce aux recherches effectuées par la costumière.

Plongés eux aussi en plein drame, les spectateurs cherchent qui pourrait bien être le fameux meurtrier. Comme bien souvent avec Agatha Christie, l’intrigue les envoie sur de fausses pistes. À l’image du décor, un système d’éclairage particulier permet d’apercevoir les personnages même lorsqu’ils ont quitté les feux de la rampe. Une façon de montrer que le texte traduit par René-Daniel Dubois ne se borne pas à une simple intrigue policière. À noter que cette pièce des Treize est la seule de cet automne à être jouée à l’amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardin, puisque la campagne de vaccination commence dès le 2 novembre dans ce pavillon.

La souricière est présentée tous les soirs à 20 h jusqu’au dimanche 1er novembre. Les billets sont en prévente, au coût de 10 $, au Bureau de la vie étudiante de la Direction des services aux étudiants, local 2344 du pavillon Alphonse-Desjardins. À la porte, les soirs de représentation, le coût d’entrée est de 12 $. Pour plus d’information: 418 656-2765 ou www.lestreize.asso.ulaval.ca.

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