
La maladie hollandaise de l'orme, qui décime des populations d'arbres en Amérique du Nord et en Europe, est reconnue pour son agressivité exceptionnelle. Une équipe de l'Université Laval a identifié un gène déterminant de la virulence du champignon responsable de la maladie, Ophiostoma novo-ulmi.
Les travaux, dirigés par Louis Bernier, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt, mettent en lumière le rôle du gène ONUg0282 dans la virulence. En inactivant ce gène, l'équipe de recherche a observé une réduction importante de la capacité du champignon à provoquer la maladie. Les champignons mutés demeuraient viables, mais causaient des symptômes foliaires beaucoup moins sévères chez l'orme.
Le gène est lié à un transporteur d'ammonium, une forme d'azote essentielle à la croissance. Les résultats suggèrent donc que la manière dont le champignon obtient son azote et le gère est déterminante pour qu'il puisse coloniser le xylème, un milieu situé sous l'écorce et pauvre en nutriments. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles stratégies pour mieux comprendre et éventuellement limiter les conséquences de cette maladie dans les écosystèmes urbains et forestiers.
Les signataires de l'étude, publiée dans la revue Journal of Fungi, affiliés à l'Université Laval sont Louis Bernier, Josée-Anne Majeau, Karine V. Plourde, Volker Jacob, Ilga Porth, Josée Dufour et Pauline Hessenauer.























