
Olivier Barbier (à gauche), professeur à la Faculté de pharmacie, et Bruno Gaillet, professeur à la Faculté des sciences et de génie
Olivier Barbier et Bruno Gaillet figurent parmi les 12 récipiendaires du cinquième cycle du Programme d'intégration de la génomique – Santé humaine de Génome Québec.
Ce programme appuie des projets qui visent à intégrer les avancées en génomique dans des applications concrètes en santé, notamment en prévention, en diagnostic et en traitement.
La professeure Caroline Duchaine figure également à ce palmarès à titre de cochercheuse dans un projet dont Polytechnique Montréal est l'établissement tête.
Cibler le microbiote pour traiter les maladies du foie
Olivier Barbier, professeur au Département de pharmacologie moléculaire et sciences pharmaceutiques, mène un projet en partenariat avec Trienix Pharma Inc. visant à développer une approche thérapeutique innovante pour les maladies hépatiques métaboliques et auto-immunes.
Près de 25% de la population canadienne serait touchée par la stéatose hépatique (MASLD et MASH), une maladie pour laquelle aucun traitement n'est actuellement approuvé par Santé Canada. D'ici 2030, elle pourrait devenir la principale cause de transplantation hépatique.
Le projet explore une nouvelle classe de médicaments capables d'agir sur le microbiote intestinal afin de stimuler la production de métabolites bénéfiques pour le foie. Grâce aux avancées en génomique, l'équipe souhaite mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à des traitements pour des pathologies fréquentes comme la MASLD et la MASH, mais aussi pour des maladies auto-immunes rares telles que la cholangite biliaire primitive ou la cholangite sclérosante primitive.
Cette initiative combine recherche fondamentale, validation préclinique et perspective de commercialisation, illustrant le potentiel de la médecine de précision à transformer la prise en charge de maladies chroniques aux impacts croissants.
Améliorer la fiabilité des thérapies géniques
Bruno Gaillet, professeur au Département de génie chimique, réalise pour sa part un projet en partenariat avec le Conseil national de recherches du Canada. Son équipe développe un nouvel outil de séquençage destiné à analyser avec précision le matériel génétique contenu dans les thérapies virales utilisées en thérapie génique.
Dans ces approches, l'ADN ou l'ARN inséré dans les virus n'est pas toujours complet, ce qui peut compromettre l'efficacité et la sécurité des traitements. En recourant à des techniques avancées de séquençage long de l'ADN et de l'ARN, le projet vise à optimiser l'analyse des échantillons viraux et à mieux comprendre l'effet des choix de conception et de production sur leur qualité.
En combinant expérimentation en laboratoire, séquençage et analyses informatiques, ces travaux contribueront à rendre les thérapies virales plus sûres, plus fiables et plus efficaces, tout en soutenant le développement de traitements de nouvelle génération.
Venir en aide aux travailleuses et travailleurs des stations d'épuration des eaux
Caroline Duchaine codirige avec la professeure Émilie Bedard, du Département des génies civil, géologique et des mines de Polytechnique Montréal, le projet intitulé «Caractérisation du risque d'exposition aux bioaérosols émis par les procédés de traitement des eaux usées sur la santé de travailleurs et stratégie d'atténuation».
Ce projet vise à mettre au point d’une approche misant sur la génomique afin de mieux protéger la santé des travailleuses et travailleurs des stations d’épuration du Québec, qui s'exposent à des bioaérosols au cours des différentes étapes du traitement des eaux. Il s'agira de créer un outil d'évaluation du risque pouvant déterminer le type et la concentration de diverses bactéries présentes dans l'air des stations.
Les Villes de Québec et de Châteauguay sont partenaires du projet.

Caroline Duchaine, professeure à la Faculté de sciences et de génie
À propos du Programme d'intégration de la génomique – Santé humaine
Le Programme d'intégration de la génomique – Santé humaine finance des projets de 100 000$ à 400 000$, couvrant jusqu'à la moitié du financement de partenariats entre des chercheuses et chercheurs universitaires et des partenaires utilisateurs en mesure d'implanter ou de commercialiser les résultats.
Les projets soutenus doivent établir une preuve de concept et inclure un volet issu des technologies omiques, qu'il s'agisse de la mise au point de nouvelles technologies, de l'exploitation de données par l'intelligence artificielle, du génie génétique, de la biologie synthétique ou encore de la validation de cibles thérapeutiques identifiées grâce à la génomique.
Par ce programme, Génome Québec vise à accélérer l'intégration des innovations génomiques dans les milieux cliniques et à maximiser l'impact des investissements publics en santé.























