Vie universitaire

La fin du monde n'est pas arrivée

L’échec scolaire peut permettre d’en apprendre beaucoup sur soi-même

Par : Renée Larochelle
Vous l’appréhendiez sans trop y croire, mais la triste réalité a fini par vous rattraper: vous avez un échec sur votre bulletin. En ce début de trimestre, voilà un coup de massue dont vous vous seriez bien passé. Comment surmonter ce qui est la plupart du temps un accident de parcours dans une vie d’étudiant? Selon Véronique Mimeault, psychologue au Centre d’orientation et de consultation psychologique (COCP), il ne sert à rien de dramatiser, ce qui n’empêche pas de regarder la réalité en face. «Il faut faire une autopsie de l’échec et voir ce qui a pu nous mener là, explique-t-elle. L’anxiété entourant les examens est-elle si forte qu’elle me fait perdre mes moyens? Ai-je tendance à remettre les choses au lendemain? Est-ce que je consacre assez de temps à mes études? Par exemple, un étudiant inscrit à 5 cours et qui occupe un emploi de 25 heures par semaine aura sûrement de la difficulté à composer avec un horaire aussi chargé.»

Un piège à éviter: penser qu’on ne vaut plus rien, en somme, se dénigrer soi-même parce qu’on a échoué. «Les conséquences d’un échec ne sont jamais aussi dramatiques qu’on le pense, explique Véronique Mimeault. Il est toujours possible de reprendre un cours et même d’obtenir une meilleure note. Dans tous les cas, on doit voir l’échec comme un moyen d’en apprendre davantage sur soi-même et de se reprendre en main.» Évidemment, l’affaire s’avère plus délicate si plusieurs échecs figurent au tableau. Le temps est peut-être venu de se poser des questions sur son attitude à l'égard des études ou dans certains cas, sur son orientation scolaire. Mais là encore, il faut se laisser le temps de digérer l’insuccès. La perfection n’étant pas de ce monde, poser un regard aimant et compréhensif sur soi est un baume pour le cœur et l’esprit.
   
«L’important est de ne pas rester seul et de ne pas broyer du noir, rappelle Véronique Mimeault. Aller vers des amis et consulter au besoin des spécialistes du Centre d’orientation et de consultation psychologique représentent de bonnes solutions. On peut aussi aller parler à son directeur de programme et voir ensemble ce qu’il y a de mieux à faire.» Si un étudiant cumule plusieurs échecs, il doit comprendre que l’exclusion de son programme d’études ne correspond pas nécessairement à l’exclusion de l’Université. «L'échec scolaire n’est pas la fin du monde, mais c’est certainement une bonne occasion de se poser des questions et de faire le point sur soi-même», signale la psychologue.   

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