Vie universitaire

Économies d'énergie

Un plan d’intervention prévoit des économies potentielles annuelles de l’ordre de 3 millions de dollars sur la facture énergétique de 20 bâtiments de l’Université

Par : Yvon Larose
Environ 30 %. C’est le résultat plutôt impressionnant obtenu ces derniers mois à l’Envirotron dans la réduction de la consommation d’énergie. Les modifications apportées aux systèmes mécaniques du bâtiment ont nécessité un investissement de 300 000 $. Elles ont été réalisées dans le cadre du plan d’intervention en efficacité énergétique de l’Université. Placé sous la responsabilité du Service des immeubles, ce plan de cinq ans a été approuvé en 2006 par le Conseil d’administration de l’Université. Il est assorti d’un budget de 12,3 millions de dollars et vise, à terme, une économie d’énergie annuelle potentielle d’environ 3 millions de dollars pour un ensemble de 20 bâtiments. «L’Envirotron héberge plusieurs chambres de croissance pour les plantes et ces lieux dégagent beaucoup de chaleur, explique Marc Fontaine, chef de la division bâtiments au Service des immeubles. Les modifications apportées font en sorte qu’on récupère la chaleur excédentaire pour chauffer l’air de ventilation des bureaux et des laboratoires. Donc, on utilise moins d’eau réfrigérée pour rafraîchir les chambres de croissance. De plus, l’air qui alimentait les bureaux, et qui était ensuite rejeté à l’extérieur, est désormais réutilisé pour alimenter les laboratoires. Au bout du compte, on économise beaucoup d’énergie en chauffage l’hiver et en refroidissement l’été.»

Le dossier de l’aréna du PEPS avec ses deux patinoires est en voie d’être complété. Les modifications apportées ont permis de réduire d’environ 25 % l’énergie nécessaire au fonctionnement des refroidisseurs qui fabriquent la glace. Il reste maintenant à finaliser les réseaux de ventilation et de chauffage. «Auparavant, il fallait utiliser les quatre refroidisseurs assez régulièrement durant l’année, indique Marc Fontaine. Dorénavant, trois suffisent pour avoir une bonne qualité de glace, même l’été avec le temps chaud et humide. La solution a consisté à abaisser de façon significative la température de condensation des refroidisseurs.»

Les bâtiments couverts par le plan d’intervention en efficacité énergétique ne comprennent pas les constructions récentes, comme le pavillon Gene-H.-Kruger. Des travaux d’efficacité énergétique sont en cours aux pavillons Abitibi-Price et Félix-Antoine-Savard. À ces deux derniers endroits, les travaux se déroulent simultanément avec des travaux majeurs de réaménagement, de rénovation et de mise aux normes.

Trois projets sont à l’étape des plans et devis, soit le PEPS, un gros consommateur d’énergie, les centrales d’eau refroidie nécessaire à la climatisation des édifices, et le pavillon Ernest-Lemieux. «Les mesures envisagées pour le PEPS permettront notamment de déshumidifier la piscine et de récupérer l’énergie de plus de 300 mètres cubes d’air à la minute qui sont actuellement rejetés à l’extérieur sans être traités, explique Marc Fontaine. Il y aura aussi de la récupération d’énergie par l’installation d’une pompe à chaleur.» Si le projet de Super PEPS se réalise, les nouveaux aménagements seront conçus pour favoriser les économies d’énergie. Quant au réseau d’eau réfrigérée, on procédera à l’optimisation du pompage pour permettre de mieux harmoniser la pression en fonction de la demande. Cette optimisation sera obtenue par l’installation de démarreurs à vitesses variables sur les pompes. On évalue le potentiel d’économie d’énergie du réseau à environ 3 millions de kilowattheures par an.

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