Arts

Une expo qui donne froid dans le dos

L'exposition Venenum, un monde empoisonné au Musée de la civilisation nous fait entrer dans l'univers fascinant des poisons

L'exposition réunit plus d'une cinquantaine d'animaux et près de 400 objets provenant de diverses collections, dont celle de la Société québécoise d'histoire de la pharmacie à l'Université Laval.
L'exposition, présentée jusqu'au 8 mars 2020, est divisée en cinq zones. Le visiteur est accueilli par une série de tableaux interactifs qui racontent l'utilisation des poisons dans l'histoire et la culture populaire. Par la suite, on peut observer une foule d'animaux venimeux, comme des méduses, des oursins, des araignées et des scorpions. Il est aussi question des différents usages des poisons — arme de guerre, objet de rituel, outil de chasse et de pêche, etc. Le tout se termine par des installations qui amènent le visiteur à porter une réflexion sur des enjeux liés à l'environnement.

L'exposition Venenum, un monde empoisonné a été conçue par le musée des Confluences à Lyon, où elle a été présentée en 2017. Le public de Québec a droit à une version bonifiée notamment grâce à un partenariat avec la Société québécoise d'histoire de la pharmacie (SQHP). L'organisation rattachée à la Faculté de pharmacie de l'Université Laval a sorti de ses collections 22 artefacts qui racontent l'histoire de la pharmacie.

Registre d'ordonnances, mortier, pilon, balance et moule à cachets offrent un aperçu du métier de pharmacien au 19e siècle et au début du 20e siècle. On trouve aussi des comprimés, de la poudre et des plantes conservés précieusement dans des contenants d'époque. «Nous avons prêté des produits qui sont à la fois poisons et remèdes, explique Gilles Barbeau, professeur et fondateur de la SQHP, qui a contribué à la préparation et à l'identification de ces objets. Sur plusieurs des produits en pharmacie au début du 20e siècle, il était inscrit “poison”. Tout dépendait de la dose qui était administrée.»

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Cette petite bouteille contient de l'ergot du seigle, un champignon utilisé à l'époque pour faciliter les accouchements et empêcher les hémorragies postpartum. Or, il s'agit aussi d'un poison potentiellement mortel. «De l'Antiquité au 20e siècle, il y a eu de nombreuses épidémies d'ergotisme parce qu'on ne triait pas le bon seigle du mauvais. Les personnes atteintes de cette maladie mouraient des suites de gangrènes ou souffraient d'hallucinations, de crises épileptiques et de sensations de brûlure», rappelle Gilles Barbeau.



Strychnine-credit-aucun

À faible dose, la strychnine est un stimulant du système nerveux. Elle accroît le goût, l'odorat et la vue, en plus d'augmenter l'amplitude respiratoire. Prise en grande quantité, elle peut devenir l'un des poisons les plus violents, provoquant convulsions, arrêt cardiaque et mort par asphyxie.



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Non, ceci n'est pas le grimoire d'un élève de Poudlard! C'est dans ce grand livre, un registre de prescriptions, que le pharmacien consignait le nom du malade ainsi que les composants et les doses du médicament prescrit par le médecin.



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