Arts

L'Objet 2008

Entre le mode utilitaire et la liberté artistique, 47 projets de finissants de l’École d’architecture seront présentés au Musée de la civilisation

Par : Yvon Larose
Le Parapluie de Charlesbourg, une ?uvre d'Isabelle Jacques et d'Olivier Jacques, comprend une ampoule, une base en contreplaqué et l'armature d'un parapluie.
Le Parapluie de Charlesbourg, une ?uvre d'Isabelle Jacques et d'Olivier Jacques, comprend une ampoule, une base en contreplaqué et l'armature d'un parapluie.
Un gros cube de bois, semblable à un cube de Rubik, et dont chacun des carrés qui forment les faces latérales peut être ouvert et utilisé comme un tiroir. Une veste d’hiver pour homme faite d’une veste recyclée sur laquelle on a cousu des gants et des mitaines usagés. Un sac d’épicerie réutilisable fait de centaines de sacs d’épicerie en plastique. Ce sont là quelques-uns des 47 objets uniques conçus ces derniers mois par 70 finissantes et finissants de l’École d’architecture. Originales et audacieuses, ces œuvres oscillent entre le mode utilitaire et la liberté artistique. Elles seront exposées, du 11 au 16 mars, dans le grand hall du Musée de la civilisation de Québec, à l'occasion de l’exposition L’Objet 2008.

Pour sa quinzième édition, l’événement annuel de design étudiant présentera des lampes, des chaises, des bancs, des vêtements et des bijoux. Il y aura également des objets aussi disparates qu’un album à photos, une patère, un sac à main et un ensemble de salière poivrière. Dans leurs projets, les étudiants-concepteurs ont utilisé, entre autres, du bois, du plastique, du verre et du béton.

«Les étudiants sont partis d’objets utiles de tous les jours et ils leur ont donné une autre signification en les assemblant à des matériaux différents, explique Jean-Bruno Morissette, finissant à la maîtrise en architecture et coordonnateur de L’Objet 2008. Cette année, des étudiants ont cherché à réinventer le béton. Ils l’ont perforé, ils se sont servi de rebuts en béton. D’autres ont déformé le plastique par la chaleur.» Selon lui, l’exposition de cette année contient des objets particuliers. Par exemple, le miroir d’Alexandre Guilbeault et de Jean-Daniel Mercier. «Neuf rétroviseurs d’automobile forment un nouveau type de miroir dont l’image apparaît fragmentée en neuf parties», souligne Jean-Bruno Morissette. Une autre curiosité est la lampe conçue par Isabelle Jacques et Olivier Jacques. L’œuvre intitulée Le Parapluie de Charlesbourg consiste en une ampoule orientée vers le bas et suspendue à une armature de parapluie. «L’ensemble est une nouvelle structure pour une lampe, indique le coordonnateur de l’exposition, une structure à la fois surprenante et inquiétante dont la forme fait penser à un insecte.»

Tous les éléments de l’exposition sont destinés à être vendus aux enchères. La vente aura lieu le vendredi 14 mars à compter de 19 h 30. L’ouverture des portes se fera à 18 h 30. Les prix de départ varieront entre 30 $ et 50 $. Les recettes de la soirée serviront à financer les activités des finissants en architecture, notamment le vernissage de leurs projets de fin d’études. Pour plus d’information: www.objet.arc.ulaval.ca.

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