Arts

La grande fête de l'impro

Les amateurs d’impro ont rendez-vous à l’amphithéâtre Hydro-Québec pour la 8e édition de l’OPEN

Par : Pascale Guéricolas
Durant son secondaire et son cégep, Nicolas Drolet ne manquait jamais la fin de semaine de l’OPEN, début janvier, pour admirer ses héros en improvisation comme Antoine Vézina ou Guillaume Lemay-Thivierge. Aujourd’hui, étudiant en études libres à l’Université et joueur de l’équipe des Carreaux de la LUI, la Ligue universitaire d’improvisation, il a la lourde tâche d’organiser ce prestigieux tournoi. «Pour un joueur, c’est vraiment un accomplissement d’y participer», précise le jeune homme en ajoutant qu’il s’agit de la rencontre de plus haut calibre au Québec.
   
Cette année, l'OPEN se déroule du 9 au 11 janvier et six équipes de Montréal y participent, dont la ligue de l’UQAM, la CIA, la Coalition des improvisateurs anonymes, la Ligue globale qui accueille de nombreux joueurs de la LNI, la Ligue nationale d’improvisation et la Limonade, une équipe d’impro expérimentale.  Deux équipes de Trois-Rivières, des joueurs parisiens de la LIFA, la LUI et la Ligue d’improvisation de Québec complètent le tableau. La diversité des participants constitue justement un des intérêts de cette rencontre aux yeux de Pascale Gagnon, membre de l’équipe des Carreaux de la LUI. «Toute l’année, on se rencontre à quatre équipes, indique l’étudiante en droit qui participe pour la deuxième fois à l’OPEN, alors c’est très stimulant de jouer avec des acteurs qu’on admire souvent depuis des années.» Son coéquipier, Nicolas Mercier, membre des Cœurs en saison régulière, partage son enthousiasme. «Jouer avec les meilleurs nous pousse à nous dépasser, souligne ce diplômé en histoire, d’autant plus que, dans certaines ligues, les joueurs ont beaucoup d’expérience. Cela nous donne ensuite confiance pour le reste de la saison.»
   
Une telle rencontre permet aussi au public de découvrir des styles d’improvisation très variés. Certaines ligues, associées à des bars, ont la réputation de privilégier un jeu punché, très comique, tandis que d’autres équipes comme celle de la LIM ont une attirance pour une interprétation davantage théâtrale. La participation de joueurs français génère aussi son lot de quiproquos. «Ils ne comprennent pas toujours notre accent ou nos expressions, lance Pascale Gagnon en souriant. Si on demande à un joueur d’aller mettre son coton ouaté, cela amène l’impro dans une direction qu’on n’avait pas imaginée au départ, car il ne sait pas qu’il s’agit d’un gilet avec une capuche!»
   
Les matches démarrent le vendredi à 19 h pour se poursuivre samedi et dimanche toute la journée, la rencontre se terminant par la finale de 19 h 30 toujours très courue. Nicolas Mercier garde d’ailleurs un souvenir mémorable de l’édition 2008 remportée par la LUI. «J’ai fait une impro “rappé” devant une salle comble, composée en grande partie des joueurs des autres équipes, c’est vraiment très gratifiant….» Le jeune homme espère bien que sa ligue l’emporte à nouveau en 2009, mais surtout que le public sera au rendez-vous pour cette grande fête de l’impro.
   
Pour plus d'information, on visite le www.lui.asso.ulaval.ca.

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