
Émilie Germain en tête de cortège
— Yan Doublet, Université Laval
Il y a de ces personnes qui ne cherchent pas la lumière, mais qui marquent par leur passage. Émilie Germain fait partie de ces personnes. Le 27 juin, accompagnée de ses parents et de son compagnon, elle a reçu son diplôme et pris la parole à titre de porteuse de masse à l'occasion de la collation des grades réunissant les facultés de Médecine dentaire, Pharmacie et Sciences infirmières.
Un honneur qui vient avec une responsabilité
Quand le doyen de la Faculté des sciences infirmières lui a annoncé qu'elle était désignée porteuse de masse, Émilie Germain a été touchée. «C'est une belle reconnaissance et une marque de confiance aussi. C'est comme si je recevais une petite tape dans le dos et qu'on me disait: "Tu as travaillé fort et nous l'avons remarqué".»
C'est un rôle qu'elle prend au sérieux et avec humilité, comme tout ce qu'elle fait. Elle a accepté ce rôle, bien consciente de la responsabilité qui lui incombe: parler au nom de toutes les diplômées et tous les diplômés assistant à la collation des grades. Émilie Germain en est d'autant plus fière, car ce n'est pas que le dossier scolaire qui est pris en compte dans une telle désignation, l'implication occupe aussi une place importante.
Tout au long de ses années de baccalauréat, Émilie Germain s'est engagée au sein de l'association étudiante, donnant de son temps pour soutenir ses camarades dans différents projets. Mais là où elle s'est réellement fait remarquer, c'est dans l'organisation de l'édition 2025 de Code orange, une simulation de situation d'urgence sur le campus, événement emblématique à la Faculté. Cette simulation, qui mobilise près de 200 personnes, a permis de faire ressortir son leadership. Elle s'est alors distinguée par une grande capacité d'organisation, qui a marqué durablement ses pairs.
Comme un air de vocation
Leadership naturel, ouverture, écoute, sensibilité, efficacité, autant de qualités qui seront appréciées des collègues et des usagers et usagères qu'elle côtoiera au CHSLD où elle commence à travailler comme infirmière clinicienne. Elle y mettra à profit ce qu'elle retient de son cheminement au baccalauréat: l'importance de la collaboration et de l'organisation dans son travail.
Son plan est clair: elle veut travailler en première ligne, car elle sait déjà que cette expérience la mènera vers son but, qui est de devenir infirmière praticienne spécialisée en première ligne (IPSPL). Son histoire n'est donc pas terminée à la Faculté des sciences infirmières puisqu'elle compte y faire sa maîtrise dans deux ans. Entretemps, elle y garde des liens puisque parallèlement à son travail, elle assistera des chargés d'enseignement dans leurs laboratoires.
Et quand on lui demande où elle se voit dans 15 ou 25 ans, la réponse ne se fait pas attendre, elle répond IPSPL en périnatalité ou auprès des enfants.
Comme porteuse de masse, Émilie Germain a écrit son discours au «nous» avec la préoccupation de transmettre un contenu qui fasse écho auprès des diplômées et diplômés des domaines de la santé présents.

Émilie Germain, lors de son discours à l’intention des diplômées et diplômés
— Yan Doublet, Université Laval
«Que nous soyons en sciences infirmières, en pharmacie ou en médecine dentaire, nous partageons tous cette même volonté d'aider, de soigner et d'accompagner. Même si les conditions de travail seront parfois exigeantes, que les journées seront longues et que nous évoluerons dans un système de santé en constante transformation, nous faisons le choix d'y entrer avec engagement et humanité. Parce qu'au-delà des défis, il y aura surtout des rencontres inoubliables, des histoires touchantes et la possibilité concrète de faire une différence, à notre façon.»
Elle termine avec une invitation à avancer avec confiance, avec bienveillance, sans oublier pourquoi ces diplômées et diplômés ont choisi leur chemin. Des paroles qui représentent bien Émilie Germain: une marque de discrétion et de force tranquille.
Denise Leblanc est conseillère en communication à la Faculté des sciences infirmières.

























