
Une partie des personnes participantes au rassemblement. «Votre travail assure que nos pratiques, nos liens avec le Territoire et nos modes de vie puissent continuer à vivre, à se transmettre et à survivre dans un monde en transformation», a indiqué Nadine Rousselot, directrice du Bureau des Premiers Peuples de l'Université Laval, au centre de la rangée du bas.
— Annie Hervieux
Du 15 au 17 juin 2026 s'est tenue la première édition du Rassemblement des gardiennes et gardiens du territoire dans l'Est au Manoir du Lac Delage et à la Forêt Montmorency. Pendant trois jours, les quelque 70 participantes et participants à l'événement, présenté par l'Université Laval, ont pris part à des panels, à des ateliers collaboratifs et à une journée terrain axée sur le partage de savoirs.
Un moment fort du rassemblement a été la journée de formation à la Forêt Montmorency, reconnue comme la plus grande forêt de recherche et d'enseignement universitaire au monde. Huit membres du corps professoral et personnes professionnelles de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l'Université Laval y ont animé des ateliers de coapprentissage.

Un aperçu de la journée de formation sur le terrain à la Forêt Montmorency
— Annie Hervieux
L'événement visait à rassembler et à célébrer le travail essentiel des gardiennes et gardiens du territoire, tout en permettant d'arrimer les offres de formation de l'Université Laval destinées aux Premiers Peuples aux besoins exprimés par les communautés. «On se souvient que le rôle de gardienne ou gardien du territoire est un service essentiel pour la santé de nos membres ainsi que de nos territoires. Que nous sortons de ce rassemblement tous avec l'intention de travailler ensemble, malgré nos différences, pour le bien de la Terre-Mère. Prendre soin de la Terre pour qu'elle prenne soin de nous en retour», a indiqué Jean-François Boulianne, gardien du territoire d'Essipit.
Les échanges ont été enrichis par la présence d'aînées et d'aînés, dont les contributions ont soutenu le leadership en environnement, tant chez les jeunes que chez les participantes et participants plus expérimentés.

Échange entre Marlène Roy et Nicole Kaltush, Innue de la communauté de Nutashkuan
— Annie Hervieux
Approche du double regard: à la croisée des sciences occidentales et des savoirs autochtones
«Nous sommes extrêmement fiers de cette première édition du Rassemblement des gardiennes et gardiens du territoire. Rassembler plus de 50 gardiennes et gardiens des 10 Premières Nations, faire briller l'expertise autochtone des communautés tout en combinant les savoirs scientifiques de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique est une manière concrète et porteuse d'incarner l'approche du double regard, où science occidentale et savoirs autochtones permettent la création d'un nouvel espace d'enseignement et de partages», s'est pour sa part réjouie Joanie St-Pierre, coordonnatrice du programme et du Rassemblement des gardiennes et gardiens du territoire.
Cet événement a été rendu possible grâce au soutien de la Fondation Mastercard, en collaboration avec l'Initiative de leadership autochtone (ILA), ainsi qu'avec la participation de partenaires tels que Parcs Canada, l'Initiative de développement durable des Premières Nations du Québec-Labrador (IDDPNQL) et plusieurs artistes des Premiers Peuples.

L'événement visait à rassembler et à célébrer le travail des gardiennes et gardiens du territoire, tout en permettant d'arrimer les offres de formation de l'Université Laval destinées aux Premiers Peuples aux besoins exprimés par les communautés.
— Annie Hervieux

























