
Samuel Nepton a vécu la collation des grades avec un sentiment d'accomplissement après tout le chemin parcouru.
— Yan Doublet, Université Laval
Le 23 juin en après-midi, à l'occasion de la collation des grades réunissant les facultés de Musique, de Philosophie, des Sciences de l'éducation et de Théologie et de sciences religieuses, Samuel Nepton, finissant au doctorat en philosophie, a été porteur de masse, un honneur qui souligne à la fois un parcours d'exception et une volonté profonde de représenter les autres.
Aussi chargé d'enseignement à l'Université Laval, Samuel Nepton conjugue recherche et enseignement depuis plusieurs années. Ses travaux doctoraux portent sur les fondements épistémologiques du système scolaire québécois, un sujet à la croisée de la philosophie et de l'éducation.
Titulaire d'une bourse de doctorat Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), il a également été auxiliaire d'enseignement pendant plusieurs années.
Il s'intéresse particulièrement au dialogue philosophique, notamment avec les jeunes, une pratique qu'il contribue à faire connaître en multipliant les expériences comme formateur en philosophie pour enfants.
Du baccalauréat au doctorat, tous réalisés à l'Université Laval, son parcours se distingue autant par sa cohérence que par sa rigueur. Mais pour lui, la reconnaissance comme porteur de masse ne souligne pas seulement ses résultats. «C'est une chose d'avoir complété et réussi ses études, mais ça en est une autre de l'avoir fait en suivant sa passion, ses principes, ses idées, parfois un peu folles, et de sentir – comme le montre cette reconnaissance – que tout cela a été remarqué et apprécié.»
L'importance du collectif
Dans son allocution, plutôt que de mettre de l'avant une réussite individuelle, il a choisi de rendre hommage à l'ensemble des personnes qui jalonnent la vie étudiante.
Professeures et professeurs, proches, collègues et communautés ont ainsi été au cœur de son propos. Il a notamment décrit l'Université comme «une seconde maison: un lieu de rencontres avec les savoirs et avec les autres», rappelant que l'expérience étudiante dépasse largement le cadre des cours.
Il a ensuite adressé un mot rassembleur à l'ensemble de la promotion: «Je veux souligner tous les efforts que nous avons mis pour gagner le droit aujourd'hui de nous coiffer de notre nouveau titre: bachelière ou bachelier, maître, docteure ou docteur. [...] Il ne me reste qu'un mot pour cette promotion. Le plus important: bravo».

Dans son allocution, Samuel Nepton a notamment décrit l'Université comme «une seconde maison: un lieu de rencontres avec les savoirs et avec les autres».
— Yan Doublet, Université Laval
Le point culminant d'un cheminement
Pour Samuel Nepton, le chemin vers la collation des grades n'a pas été linéaire. Il a été traversé par des périodes d'enthousiasme, de doute, d'engagement et parfois de remise en question. Mais au final, c'est un sentiment d'accomplissement qui domine, dit-il, celui d'avoir donné un sens à ces années et d'avoir persévéré jusqu'au bout. La cérémonie marque ainsi un moment de transition entre la vie étudiante et les projets à venir.
Pour souligner cet aboutissement, il était accompagné de ses parents, de sa petite sœur et de sa conjointe. Leur présence donnait une résonance toute particulière à ce moment, lui qui a insisté, tout au long de son allocution, sur l'importance de celles et ceux qui accompagnent et soutiennent un parcours.
Transmettre à son tour
Déjà engagé en enseignement depuis plusieurs années, Samuel Nepton souhaite poursuivre dans cette voie. Il aspire à devenir professeur en philosophie de l'éducation afin de se consacrer à la recherche et à l'enseignement.
À travers ses travaux et ses activités, il cherche à rendre la philosophie accessible et vivante, en particulier aux jeunes. Pour lui, «réfléchir et apprendre sont indissociables».
En portant la masse, il n'a pas seulement représenté sa cohorte. Il a incarné une vision de l'université comme un lieu de passage et de partage, où apprendre, c'est aussi apprendre à penser avec les autres.
Sandrine Besson est chargée de communication à la Faculté de philosophie.

























