13 mai 2026
Première Expo 2026: des étudiantes et étudiants en design font preuve d'audace, de rigueur et de créativité
Plus de 90 personnes finissantes du baccalauréat en design graphique et du baccalauréat en design de produits présenteront leurs projets de fin d'études jusqu'au 16 mai à l'édifice La Fabrique

Latence, une gamme de luminaires aux formes simples mettant en évidence les assemblages, conçue par Thomas Desautels, Ndéki Garant-Doumambila et Victor Guégan. Les abat-jours sont réalisés à partir de tuyaux de polymère plastique, coupés et perforés pour favoriser la dissipation de chaleur. Les structures en acier galvanisé sont découpées ou cintrées selon les besoins. Les diffuseurs en verre, aux textures variables, produisent une lumière douce. Chaque luminaire est assemblé à l'aide d'une seule vis, assurant simplicité et cohérence constructive.
Découvrir et soutenir la prochaine génération de designers, s'inspirer des grandes tendances émergentes en design et établir des relations humaines et professionnelles enrichissantes: c'est la proposition que fait le comité organisateur de Première Expo à celles et ceux qui se déplaceront à l'édifice La Fabrique, les 14, 15 et 16 mai. Pour l'occasion, une exposition réunira les projets de fin d'année de finissantes et finissants du baccalauréat en design graphique et du baccalauréat en design de produits de l'Université Laval. Sur un total de 133 personnes finissantes, pas moins de 92 présenteront des projets.
«Je suis impressionné et je n'hésite pas à dire que la qualité est au rendez-vous, affirme le designer de produits et coordonnateur-accompagnateur de Première Expo Laurent Gauthier-Pelletier. Je dirais même qu'on entrevoit de la difficulté à choisir les projets pour la remise des prix.»
Selon lui, les étudiantes et étudiants ont montré beaucoup de motivation cette année. «Et ils ont hâte de présenter leurs projets, ajoute-t-il. L'audace, la rigueur, la créativité reflètent assez bien la cohorte dans son ensemble. Ils se sont particulièrement impliqués cette année.»

HorsPage. Image de marque par Alessandra Rosato, Aude Richer et Jihane Houhou. HorsPage propose une approche urbaine, culturelle et contemporaine de la littérature. Pensé comme une refonte du festival Québec en toutes lettres, le projet vise à renouveler son identité en repensant son nom, son univers visuel et sa stratégie afin d'en faire une marque plus cohérente et mémorable. Dans un contexte où les festivals font face à une concurrence culturelle accrue et où les arts littéraires conservent parfois une image classique, HorsPage cherche à transformer cette perception et à élargir son public.
Marquer le présent, bâtir l'avenir
C'est sur le thème Marquer le présent, bâtir l'avenir que se déroulera l'exposition. En design graphique, les visiteuses et visiteurs verront des projets d'image de marque, d'édition, d'emballage, de design d'interfaces et d'expérimentation typographique. En design de produits, les projets de fin d'études, entrepris au mois de septembre dernier et ayant pris fin récemment, portent notamment sur des thématiques telles que la nordicité québécoise, la déconnexion des écrans et la fluidification des mouvements de foule. «Grâce à sa richesse, souligne Laurent Gauthier-Pelletier, la nordicité québécoise invite à ralentir et à renouer avec soi-même. C'est la notion de déconnexion, d'apprendre à ralentir.»
En design de produits, un projet s'étale sur deux sessions universitaires. Ce long processus itératif nécessite beaucoup d'allers-retours sur le terrain afin de bien comprendre les besoins des usagers. Durant la session d'hiver, la validation des projets se fait à l'aide de maquettes et de prototypes. Dans le processus, les étudiantes et étudiants doivent penser à un volet entrepreneurial, leurs projets devant être viables économiquement.
Selon Laurent Gauthier-Pelletier, le thème de la déconnexion des écrans fait surgir une question: comment trouver sa place face à la technologie, en particulier avec cet éléphant dans la pièce qu'est l'intelligence artificielle (IA)?
«On avait peur de l'IA à un moment donné, dit-il. Mais je pense que l'être humain continuera à occuper une place vraiment importante. Les designers de l'avenir vont vouloir conserver ou retrouver l'humain davantage, en collaborant avec ces outils technologiques et non en se faisant remplacer par eux. C'est ce que je sens. Dans les salles de cours et dans les discussions que j'ai, je ne sens pas de peur, plutôt de la curiosité. Il faudra définir une forme d'échange constant avec ces technologies pour s'assurer qu'on collabore avec elles.»
Première Expo est ouverte au grand public, aux étudiantes et étudiants, ainsi qu'aux professionnelles et professionnels du design, aux entreprises et aux agences. Elle est une occasion de réseautage pour les finissantes et finissants. Le vernissage aura lieu le jeudi 14 mai à compter de 17h, suivi de l'exposition, au troisième étage de l'édifice La Fabrique (295, boulevard Charest Est). Celle-ci se poursuivra le vendredi, de 15h à 21h, et le samedi, de 12h à 17h. L'entrée est gratuite. L'ambiance sera conviviale: bar, nourriture, musique et belles découvertes seront au rendez-vous.

























