Vie universitaire

En attendant les secours

Le Service de sécurité et de prévention se dote d’une procédure de confinement

Par : Yvon Larose
L’Université avait déjà une procédure d’évacuation. Elle dispose depuis peu d’une procédure de confinement. La première est applicable dans des situations telles qu’un incendie, une alerte à la bombe ou une panne nécessitant l’évacuation d’un secteur. La seconde s’applique dans des situations extrêmes comme le déversement de matières dangereuses entraînant la contamination de l’air, la recherche d’un criminel par les policiers, ou la présence d’un individu armé dans un édifice. «La décision de doter l’Université d’une procédure de confinement pour faire face à des situations exceptionnelles est venue à la suite de la fusillade de l’Université Virginia Tech en avril 2007, explique Danielle Gagné, conseillère en mesures d’urgence, formation et simulation au Service de sécurité et de prévention (SSP). Les événements de ce type montrent qu’on ne peut plus se dire que ça n’arrivera jamais à l’Université Laval. Il n’y a pas de critères qui permettent de dire que l’on est ou pas une cible potentielle.» Selon elle, l’Université avait besoin d’une procédure applicable à des situations autant de type accidentel que de type criminel ou terroriste, «une procédure où on ne fuit pas, mais où on reste sur place».

Le confinement est une façon de faire qui consiste, dans certaines circonstances et à la suite d’une alerte, à ne pas sortir de la pièce ou du bâtiment où l’on se trouve, et ce, jusqu’à l’arrivée des secours. L’alerte de confinement peut se faire par un courriel, par le réseau téléphonique de l’Université, par un porte-voix ou par intercom. Une directive de base consiste à verrouiller la porte et les fenêtres et à s’en tenir éloigné. Il faut signaler sa présence et sa localisation au SSP au moyen du téléphone. On doit aussi demeurer calme et attendre les directives. «Il ne faut pas saturer les ondes de télécommunication, ni encombrer les services d’urgence par des appels non pertinents, indique Danielle Gagné. Il est inutile d’appeler trois fois du même local. Le répartiteur qui prend ces appels est retardé dans sa gestion du problème. Et l’appelant qui a quelque chose d’important à signaler ne peut pas le faire.»

Selon la conseillère, il faut être très attentif au contenu des messages d’alerte car les directives peuvent changer selon l’évolution de la situation. «Au début de l’alerte, dit-elle, il faut rester où l’on se trouve. Mais plus tard, on peut nous demander de sortir de l’édifice.» Dans le cas de la présence d’un tireur, la procédure n’est donc pas toujours de rester où l’on est, de verrouiller porte et fenêtres, d’éteindre la lumière, de se coucher par terre et de garder le silence. «Tout dépend où l’on se trouve dans l’édifice, explique Danielle Gagné. Si vous êtes dans une cafétéria, que vous voyez entrer un tireur et que vous êtes proche de la porte, vous sortez! Chaque situation est unique. Il faut faire preuve de bon jugement.» Pour plus d’information: Danielle Gagné, tél.: 656-2131, poste 11113, ou www.ssp.ulaval.ca/sgc/mesures_urgence/pid/414.

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