Vie universitaire

Branchés sur la planète

Des étudiants à la maîtrise en journalisme international réalisent un magazine d’actualité à Canal Savoir

Par : Renée Larochelle
Le relationniste d’Ingrid Betancourt avait été très claire avec les journalistes: il ne servait à rien d’insister afin de pouvoir parler avec l’ex-otage franco-colombienne qui accordait à l’instant même une entrevue exclusive à Céline Galipeau pour Radio-Canada. C’était le 7 octobre, et Ingrid Betancourt venait de recevoir la Médaille de l’Assemblée nationale. Faisant le pied de grue devant une porte fermée, l’étudiante à la maîtrise en journalisme international Marie-Josée Nantel a finalement pu s’entretenir durant deux minutes et des poussières avec l’illustre dame. Le public pourra d’ailleurs voir cette entrevue le 10 novembre alors que sera diffusée la première d’une série de cinq émissions intitulée Planète réalisée par 12 étudiants à la maîtrise en journalisme international à l’Université. Il s’agit d’un magazine d’actualité où les étudiants traiteront des enjeux de l’heure, tels que la mondialisation, l’immigration, l’environnement, les communications interculturelles et l’économie. Toutes les émissions seront tournées à l’aéroport Jean-Lesage de Québec, un lieu qui correspond bien à la couleur internationale que les étudiants souhaitent donner à l’émission. L’équipe est supervisée par Gaston Imbeau, chargé de cours au Département d’information et de communication. 

À la rencontre des gens
L’avenir ouvre grand ses bras à ces jeunes hommes et jeunes femmes qui ont décidé de faire carrière en journalisme. Tous et toutes ont une petite idée de ce qu’ils veulent faire. Originaire du Bénin, vivant à Québec depuis 10 ans, Afiwa Sossavi-Dossa se dit attirée par le journalisme radiophonique. «J’aime la radio parce qu’elle permet de joindre les individus partout dans le monde, souligne-t-elle. En Afrique, par exemple, tout le monde n’a pas accès aux journaux et beaucoup n’ont pas la télé. Par contre, à peu près tout le monde a la radio.» Sarah Tetaud, elle, vise plutôt une carrière en journalisme télévisé. «Il n’y a rien qui me branche plus que d’aller à la rencontre des gens, sur le terrain», dit la jeune femme dont le grand rêve serait d’être correspondante à l’étranger en Afrique. «Les médias occidentaux couvrent très peu ce qui se passe dans le continent africain, estime-t-elle, et lorsqu’ils le font, c’est généralement pour parler de famines ou de guerres.»

Pierrick Trousselle, lui, a trouvé son filon. Il souhaite apprendre l’arabe pour se mettre au diapason du monde. «Il y a actuellement une incompréhension totale entre l’Orient et l’Occident», dit l’étudiant originaire de France. Cela mérite d’être fouillé.» Pour l’heure, le premier sujet qu’il présentera à l’émission Planète portera sur le problème de l’eau dans le monde. Titulaire d’une maîtrise en histoire de l’Université de Sherbrooke, Pierrick Trousselle a toujours voulu être journaliste. Même son de cloche pour Sarah Tetaud pour qui l’exercice de ce métier lui permettra peut-être d’assouvir son besoin de faire avancer les choses. «On se dit qu’on pourrait peut-être contribuer à changer un peu le monde», affirme-t-elle.

Le mot de la fin appartient à Marie-Josée Nantel. Quelle est donc cette fameuse question posée à Ingrid Betancourt lors de son passage éclair à Québec? «Je lui ai demandé comment on pouvait aider les 24 otages politiques et les 3 000 otages économiques encore prisonniers des Forces armées révolutionnaires de Colombie.» Pour connaître sa réponse, écoutez l’émission Planète. Pour connaître l’horaire complet des émissions: www.canal.qc.ca

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