
Perspective extérieure de la station de recherche à Umiujaq
— STGM Architecture
Depuis son premier séjour à Umiujaq en 1987, Richard Fortier, professeur au Département de géologie et de génie géologique de l'Université Laval, membre et ancien directeur du Centre d'études nordiques (CEN) de l'Université Laval, se rend régulièrement dans cette communauté inuit du Nunavik pour y étudier le pergélisol et les impacts de sa dégradation sur les infrastructures nordiques et la ressource en eau souterraine. Il peut témoigner des efforts de cette communauté à s'adapter à ces changements.
D'ici 2028, des équipes de recherche pourront séjourner dans une toute nouvelle station de recherche à Umiujaq. Le gouvernement du Québec a annoncé, le 16 juillet, une somme de plus de 4,1 M$ de dollars pour soutenir la construction de la station. Le projet, évalué à près de 7 M$ de dollars, bénéficie également d'un financement de plus de 1,8 M$ du programme ARDEC Nord du gouvernement du Canada.
«En accueillant des chercheurs et chercheuses en son sein, cette infrastructure de recherche permettra le suivi de la transformation rapide des environnements terrestres, lacustres et côtiers en raison du réchauffement climatique très prononcé aux hautes latitudes nordiques», explique Richard Fortier. Gérée par le CEN au nom de l'Université Laval, cette station sera également l'une des quatre composantes territoriales de l'Institut nordique du Québec (INQ).

Perspective intérieure de la salle communautaire
— STGM Architecture
Lors de son récent séjour de trois semaines au Nunavik, Richard Fortier a eu l'occasion de présenter le projet de construction de la nouvelle station de recherche aux membres du conseil municipal du village nordique d'Umiujaq et de la Corporation foncière Anniturvik d'Umiujaq. «La communauté inuit d'Umiujaq occupe une place centrale dans ce projet. Nous travaillons en étroite collaboration avec celle-ci dans le respect de leur volonté et de leurs réalités locales», explique Richard Fortier. Une salle de formation communautaire sera intégrée à la future station pour favoriser la cocréation de la recherche, le partage des connaissances et les échanges entre les scientifiques et les Inuit avec leurs savoirs observationnels.
Située dans une région nordique clé en pleine mutation, la nouvelle station sera un milieu de formation de la relève scientifique et offrira un cadre propice à l'accueil de partenaires locaux, nationaux et internationaux en recherche nordique. «L'Université Laval est fière d'investir dans des infrastructures de recherche incomparables qui soutiennent des travaux d'impact pour nos sociétés. Dans un contexte où les bouleversements climatiques s'accélèrent, cette nouvelle station est essentielle pour mieux comprendre les changements de nos écosystèmes et développer des solutions adaptées au développement durable des régions nordiques», souligne Sophie D'Amours, rectrice de l'Université Laval.
Daphné Trottier est chargée de communication au Centre d’études nordiques.

























