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13 décembre 2022

La paix mondiale au cœur des échanges

Le premier Brunch de La Fondation de l’Université Laval s’est déroulé le 4 décembre

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<p>Le professeur à la Faculté des sciences sociales Alexandre Pelletier (à gauche) et le général Roméo Dallaire</p>

Le professeur à la Faculté des sciences sociales Alexandre Pelletier (à gauche) et le général Roméo Dallaire

— Jean Rodier

Le 4 décembre a eu lieu le tout premier Brunch de La Fondation de l'Université Laval, un événement de reconnaissance visant à souligner la générosité des philanthropes ayant atteint le titre de gouverneur ou de commandeur. 

C'est dans une ambiance festive, égayée par la musique de 3 étudiants et d'un diplômé de la Faculté de musique, que les convives ont pu réseauter et prendre part à des discussions animées. Un mois après le lancement de la Campagne majeure du Carrefour international Brian-Mulroney, les discussions entourant les enjeux internationaux étaient bien présentes lors de cette nouvelle tradition de la Fondation.  

«En cette période de l'année, pleine de réjouissances et de fêtes, ce thème de la paix m'apparaît tout à propos», a affirmé la rectrice de l'Université, Sophie D'Amours.  

Alexandre Pelletier, professeur au Département de science politique de la Faculté des sciences sociales, s'est exprimé sur sa vision de la résolution des conflits et de la paix durable. Fort de son expérience sur le terrain, le professeur s'intéresse aux conflits ethnoreligieux en Asie du Sud-Est, en particulier en Indonésie et au Myanmar, où il a effectué plus de 18 mois de recherche. Il a publié un ouvrage dont il est coauteur, Winning by Process: The State and Neutralization of Ethnic Minorities in Myanmar, qui s'intéresse au processus de paix au Myanmar.

«Les étudiantes et étudiants ont soif de comprendre le monde et les différences socioculturelles qui divisent et provoquent des conflits. En allant directement sur le terrain, la relève peut aller à la rencontre de l'autre, engager le dialogue et ainsi mieux décoder les réalités», explique le professeur Pelletier. «Ces expériences transformatrices nous permettent de comprendre les conditions gagnantes pour mieux vivre ensemble, dans la paix et le respect».    

La vision du général Roméo Dallaire 

Les réflexions se sont poursuivies lors d'une discussion entre le professeur Pelletier et le général Roméo Dallaire. Titulaire d'un doctorat honoris causa de l'Université Laval, Roméo Dallaire a mené une remarquable carrière au sein de l'armée canadienne, où il a atteint le grade de lieutenant-général. Il s'est illustré en commandant la mission humanitaire de l'Organisation des Nations Unies au Rwanda, où son courage et son leadership lui ont valu la Croix du service méritoire, la Légion du mérite des États-Unis et le prix Aegis pour la prévention du génocide.

Depuis sa retraite de l'armée, en 2000, il consacre sa vie à sensibiliser les populations à la réalité des conflits armés, comme celui du génocide rwandais, de même qu'aux épreuves liées au trouble de stress post-traumatique. En tant qu'ardent défenseur des droits de la personne, il a aussi fondé l'Institut Dallaire, une initiative dont l'objectif est d'éliminer l'utilisation d'enfants soldats.

«Les universités doivent repenser les principes de la paix durable avec une grande rigueur intellectuelle et morale. Par leur leadership, elles ont le pouvoir d'influencer les prochaines générations avec ces grandes lignes directrices. Le chemin vers la paix ne se fait pas sans prendre de risques. Pour faire une réelle différence, il faut être capable de gérer l'ambiguïté et faire face à des dilemmes éthiques. L'aide internationale doit être investie en amont des conflits et doit mettre en place des actions préventives», mentionne le général Roméo Dallaire.  

Les propos des conférenciers ont assurément sensibilisé les convives aux différents enjeux internationaux, tout en démontrant que l'Université Laval peut être un moteur de changement important afin de contribuer à l'atteinte des objectifs de développement durable de l'ONU.

La rectrice Sophie D'Amours a également souligné, lors de ce brunch, l'aspect incontournable de la mission de l'Université. «Une occasion aussi de développer des collaborations et une visibilité internationale, par l'excellence de nos formations et nos recherches alignées avec les enjeux qui transcendent les frontières.»

La rectrice a aussi transmis la fierté qu'elle éprouve pour l'engouement suscité par le projet du Carrefour international Brian-Mulroney: «Le Carrefour est un projet transformateur pour notre université et la place du Québec et de la francophonie canadienne sur la scène internationale. Il nous positionnera avantageusement comme un pôle d'innovation en enseignement et en recherche sur ces questions».

«Dans un monde en changement, l'expertise d'une communauté de chercheuses, chercheurs et professeurs de haut calibre est précieuse pour notre université», a ajouté le président-directeur général de la Fondation, Alain Gilbert. Il a aussi partagé sa fierté de pouvoir compter sur le soutien inestimable des donatrices et donateurs de l'Université Laval. «Vous faites partie des multiples visages de la philanthropie permettant à notre université de réaliser sa mission et ainsi, contribuer à l'essor de la société, a-t-il reconnu. Votre confiance et votre engagement sont inestimables».