Vie universitaire

L'Église catholique, aujourd'hui

La Faculté de théologie et de sciences religieuses s’enrichit d’une cinquième chaire de leadership en enseignement, cette fois en ecclésiologie

Par : Yvon Larose
Le donateur de la Chaire de leadership en enseignement (CLE) en ecclésiologie, professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, Gilles Routhier, entouré du vice-recteur aux études et aux activités internationales, Bernard Garnier, du recteur Denis Brière et du président-directeur général de La Fondation de l'Université Laval, Yves Bourget.
Le donateur de la Chaire de leadership en enseignement (CLE) en ecclésiologie, professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, Gilles Routhier, entouré du vice-recteur aux études et aux activités internationales, Bernard Garnier, du recteur Denis Brière et du président-directeur général de La Fondation de l'Université Laval, Yves Bourget.
Poursuivre la réflexion sur l’Église catholique, sur son existence, sa pertinence et son cheminement comme acteur social et culturel, dans l’espace public des sociétés pluralistes et laïques d’aujourd’hui. Tel est le mandat de la Chaire de leadership en enseignement (CLE) en ecclésiologie lancée officiellement le lundi 11 avril au pavillon Alphonse-Desjardins.

Cette cinquième CLE de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, dont le titulaire reste à nommer, a ceci de particulier qu’elle est entièrement financée, à hauteur de 300 000 $ pour une période de 10 ans, par le professeur et doyen Gilles Routhier. Du jamais vu depuis la création du programme de Chaires de leadership en enseignement à l’Université. Cette remarquable contribution personnelle vise à répondre à un besoin urgent, soit pérenniser la formation en ecclésiologie à la Faculté dans l’optique du départ à la retraite, d’ici quelques années, du professeur Routhier, le seul expert en ecclésiologie à l’Université.
«Le geste de Gilles Routhier est un geste du cœur, à déclaré le recteur Denis Brière. Je le remercie de croire en l’Université Laval et de contribuer à faire de cette institution une université d’excellence où la valeur de ses programmes d’enseignement et de recherche rayonne sur les plans national et international.»

Pour sa part, Gilles Routhier a souligné que soutenir le développement de la Faculté était une question d’engagement. «Plus que jamais, a-t-il affirmé, il m’apparaissait impérieux de poser le geste de faire un don et de m’associer à tous ceux qui soutiennent la Faculté.» Selon lui, s’engager personnellement sur le plan financier dans une cause veut dire qu’on y croit vraiment et cela peut avoir un effet d’entraînement.

Discipline de la théologie systématique, l’ecclésiologie réfléchit notamment sur ce qu’est une église, son fonctionnement comme institution religieuse, et sur sa contribution à l’évolution de la société. Ce constat amène deux questions. Quelle place l’Église catholique peut-elle revendiquer dans le monde moderne ? Quelle contribution peut-elle offrir au devenir du monde et de la famille humaine ? «Elle ne peut plus se présenter comme une puissance spirituelle, prétendre détenir toute la vérité et demander aux gens de l’écouter sans discussion, répond le professeur Routhier. Dans une perspective théologique, l’Église doit plutôt se situer comme un groupe social d’un caractère particulier qui offre des propositions de sens et partage ses convictions sur le sens de la vie, les questions éthiques, etc. Plutôt que défendre ses propres intérêts, elle doit aider la société à aller plus loin dans son devenir humain.»

Le programme scientifique de la Chaire tournera autour de trois axes : les rapports entre l’Église et l’État, l’inscription de l’institution ecclésiale dans une société pluraliste et laïque, enfin la gouvernance ecclésiale. «Les travaux des chercheurs porteront notamment sur le gouvernement central de l’Église catholique, explique-t-il. L’Église catholique, à l’exception de l’ONU, est l’organisation mondiale dont la gouvernance est la plus structurée. C’est très original. Les questions de recherche pourront porter sur comment s’y exerce l’autorité, comment les membres de l’Église participent à son gouvernement et comment se prennent les décisions.»

La Chaire offrira une formation unique et misera sur des pratiques innovantes. Elle s’appuiera sur de solides connaissances théoriques. Elle explorera diverses pratiques sur le terrain. Ouverte, rassembleuse et tournée vers le monde, la Chaire établira des partenariats concrets au Québec, au Canada, en Amérique du Sud, en Europe et en Afrique. Elle encouragera les échanges étudiants et l’organisation d’activités conjointes. L’enseignement prodigué à la Chaire fera appel à des approches comparatives, entre autres, parce que la gouvernance ecclésiale varie selon les cultures. La création de stages et de laboratoires favorisera l’ancrage dans la pratique.

La Faculté compte plus de 450 étudiants, dont 150 aux cycles supérieurs. Chez ces derniers, les deux tiers proviennent de l’étranger. Dans les cinq dernières années, l’ecclésiologie a suscité un grand nombre de mémoires et de thèses à la Faculté. «Grâce à des moyens de communication modernes, poursuit Gilles Routhier, la Chaire permettra aux étudiants, une fois diplômés et lancés dans une carrière de chercheur, de continuer d’échanger sur leurs meilleures pratiques et d’apprendre des autres.»

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