Vie universitaire

Des idées très prisées

Chaque année, en Chine, Zhan Su, professeur au Département de management, participe à la formation en gestion occidentale  de dirigeants de grandes entreprises et de hauts fonctionnaires

Par : Yvon Larose
Nankai et Tianjin. Ce sont les noms des deux universités chinoises où s’est rendu, en novembre dernier et à titre personnel, Zhan Su, professeur au Département de management. Pendant quelques jours, il a participé à des activités de formation dans le cadre du programme de maîtrise en administration des affaires destiné aux dirigeants de grandes entreprises et aux hauts fonctionnaires chinois, l’Executive MBA (EMBA).

Ce programme, qui a vu le jour dans les pays occidentaux, a été introduit en Chine en 2002. Chaque année, Zhan Su séjourne une ou deux semaines dans ce pays. Cet automne, il a enseigné à des classes de 30 à 40 personnes. Ses interventions, faites à titre de professeur «occidental», ont porté sur les stratégies de développement, l’internationalisation des entreprises, l’éthique et la gestion des ressources humaines. «L’EMBA vise à former des dirigeants et des fonctionnaires aux méthodes modernes de la gestion, indique le professeur Su. Les idées de gestion occidentales sont donc très prisées en Chine.»
Dans ses interventions, Zhan Su a notamment expliqué comment les entreprises chinoises peuvent mieux s’intégrer au marché international. Également comment elles peuvent mieux travailler avec les sociétés étrangères établies en Chine. Ce pays compte actuellement quelque 300 000 entreprises à capitaux étrangers. «Alors que la concurrence internationale s’accentue, les idées de gestion occidentales, que ce soit en gouvernance, en éthique ou en gestion de capital humain doivent s’imposer, soutient le professeur. En stratégie de développement, cela veut dire notamment aller vers la sous-traitance au lieu de vouloir tout faire soi-même. Ou bien apprendre à faire ensemble dans le cadre de partenariats.»

La gestion entrepreneuriale chinoise, le professeur Su la qualifie de «très en retard» dans bien des domaines. L’importante mainmise de l’État communiste totalitaire sur le développement économique en est la cause. Très pragmatique toutefois, le gouvernement chinois se montre ouvert «aux idées qui peuvent être utiles».

Selon Zhan Su, la Chine est un vaste chantier, un pays en transition où le système de marché s’introduit petit à petit. «Aujourd’hui, poursuit-il, le contexte est très propice pour qu’on puisse instaurer une gestion beaucoup plus durable avec davantage d’influence occidentale. La meilleure façon de faire évoluer les choses dans ce pays est de travailler avec eux pour que nos idées puissent triompher. Le grand défi des professeurs étrangers consiste à aider les entrepreneurs chinois à adapter les idées occidentales au contexte chinois.»

Trente ans de progrès
Au mois de décembre dernier, la Chine a célébré les 30 ans de la mise en place d’un vaste programme de changements appelé Réforme et ouverture. «Beaucoup de progrès ont été accomplis depuis, des progrès d’abord économiques», indique Zhan Su.

En 2001, la Chine est devenue membre de l’Organisation mondiale du commerce. «Depuis cette date, souligne le professeur, on sent un réel besoin pour des idées intéressantes capables de mieux développer l’économie chinoise. Aujourd’hui, une forte majorité des manuels utilisés dans l’EMBA sont des livres occidentaux traduits en chinois.»

Depuis 2004, le gouvernement chinois fait la promotion d’une nouvelle stratégie de développement axée sur la recherche de l’efficacité. Cette stratégie fait la promotion de notions comme la valeur ajoutée, la qualité en lieu et place de la quantité, ainsi que la santé et la sécurité au travail.

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