Société

Heureux au boulot?

Des critères tels la réalisation de soi, les relations au travail, la reconnaissance et le sentiment d'appartenance définiraient notre indice relatif du bonheur

Par : Nathalie Kinnard
Loin de vouloir définir le bonheur ou de donner une recette pour l'atteindre, Pierre Côté espère que sa présentation amènera les gens à réfléchir à leurs comportements en tant qu'employé ou employeur et, pourquoi pas, à changer certaines attitudes.
Loin de vouloir définir le bonheur ou de donner une recette pour l'atteindre, Pierre Côté espère que sa présentation amènera les gens à réfléchir à leurs comportements en tant qu'employé ou employeur et, pourquoi pas, à changer certaines attitudes.
Nous passons en moyenne 40 ans de notre vie à travailler, soit quelque 75 000 heures! Il n'est pas étonnant donc que le travail arrive au troisième rang des 24 facteurs influençant notre bonheur global. «Le niveau moyen de bonheur au travail des Québécois est de 71,53 sur 100 pour un indice relatif du bonheur (IRB) général de 75,51 sur 100, révèle Pierre Côté, fondateur et président de l'Indice relatif de bonheur, un observatoire social indépendant. Preuve que l'emploi influence grandement notre bonheur: les travailleurs pleinement satisfaits de leur situation professionnelle affichent un IRB général plus élevé à 85,1 sur 100, alors que ceux qui en sont insatisfaits voient leur IRB chuter à 56 sur 100. Un écart qui en dit long…

Cet indice du bonheur au travail est calculé selon divers sondages effectués auprès de 200 000 Québécois depuis 11 ans. Il est basé sur les six critères déterminés par les travailleurs comme influençant le plus le bien-être professionnel, soit la réalisation de soi, les relations au travail, la reconnaissance, la responsabilisation, la rémunération et le sentiment d'appartenance. Pour Pierre Côté, l'indice du bonheur au travail sert à évaluer la santé d'une entreprise ou d'une organisation, au même titre que les données financières ou économiques. «Les employés qui considèrent leur employeur d'un bon œil prennent quatre fois moins de congés de maladie que ceux qui n'apprécient pas l'attitude de leur boss», donne-t-il en exemple.

Ces données, et bien d'autres, seront au cœur de la conférence «Bonheur et travail, un duo explosif», que le diplômé en communication de l'Université Laval donnera le 30 janvier lors de la Journée de l'engagement social, organisée par la Faculté des sciences de l'administration (FSA ULaval). Cet événement est d'abord et avant tout pensé pour remercier les intervenants du monde des affaires qui viennent donner des conférences dans les cours de FSA ULaval durant l'année. «La conférence cadre très bien dans notre Journée de l'engagement social, puisque le bonheur au travail passe notamment par l'engagement des employés et des employeurs», explique Hélène Bhérer, coordonnatrice de projets au service des communications et du recrutement de FSA ULaval.

Parmi les attitudes ayant un effet positif sur le travail, l'engagement est déterminant. «Plus l'employé et l'employeur sont engagés l'un envers l'autre, plus le bonheur augmente pour tout le monde», affirme Pierre Côté. Selon les enquêtes effectuées par l'IRB, l'ouverture ressort aussi comme une attitude de base à démontrer au travail. «Si l'employeur n'est pas ouvert aux idées de ses employés par exemple, ou l'inverse, la productivité baisse», signale le conférencier.

Loin de vouloir définir le bonheur ou de donner une recette pour l'atteindre, Pierre Côté espère que sa présentation amènera les gens à réfléchir à leurs comportements en tant qu'employé ou employeur et, pourquoi pas, à changer certaines attitudes. Considérant que seulement 52% des Québécois sont heureux au travail, il y a certainement une prise de conscience à susciter.

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