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Populations autochtones et côtières: les impacts des écosystèmes sur leur santé

La nouvelle Chaire de recherche en partenariat Sentinelle Nord en approches écosystémiques de la santé aura pour mission de promouvoir et d’améliorer le bien-être des populations autochtones et côtières

L’Université Laval a annoncé aujourd’hui le lancement de la Chaire de recherche en partenariat Sentinelle Nord en approches écosystémiques de la santé. Cette chaire aura pour mission de promouvoir et d’améliorer le bien-être des populations autochtones et côtières par une meilleure compréhension des effets qu’ont les changements environnementaux et écosystémiques sur la santé.

«Même si certains polluants organiques sont en déclin, le mercure est toujours un problème d'actualité dans le Nord et chaque année de nouveaux produits mis sur le marché font leur apparition avec des effets méconnus sur la santé», a expliqué la titulaire de la Chaire, la professeure Mélanie Lemire. «Les changements climatiques exercent également des pressions grandissantes sur les écosystèmes marins et sur la sécurité alimentaire, qui demeure précaire dans plusieurs communautés autochtones et côtières.»

La Chaire aura pour objectifs de contribuer aux efforts de biosurveillance des contaminants environnementaux dans les aliments locaux et chez les populations autochtones, d’étudier les effets de ces contaminants sur la santé humaine et d’évaluer les répercussions des changements climatiques et écosystémiques sur les systèmes alimentaires locaux en matière de disponibilité, d’accès, de qualité et de durabilité.

«Un autre objectif important de la Chaire sera de mobiliser les connaissances que nous aurons acquises en vue d'actions concrètes», a ajouté Mélanie Lemire, qui est à la fois professeure à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval. «Cette mobilisation se fera tant à l’échelle locale, par le biais d’initiatives menées en étroite collaboration avec les communautés impliquées, qu’à l’échelle nationale et internationale, pour contribuer à la mise en œuvre de politiques et à la réduction des émissions mondiales de contaminants.»

«Je souhaite beaucoup de succès à la professeure Lemire et à son équipe, dont les travaux au sein de cette chaire touchent plusieurs cordes sensibles de notre université, à savoir la recherche nordique et environnementale, la santé durable et la responsabilité sociale», a déclaré la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.

Cette chaire a été créée dans le cadre du programme Sentinelle Nord de l’Université Laval grâce au soutien financier du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord du ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), du ministère des Services aux Autochtones Canada, du Fonds en santé des populations Éric-Dewailly, du Fonds de bourses en médecine Hector-Saint-Gelais, d’Air Inuit et de Sentinelle Nord.

À propos de Sentinelle Nord


Financé par le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada, le programme Sentinelle Nord permet à l’Université Laval de déployer une approche transdisciplinaire qui s’appuie sur une convergence d’expertises en science nordique, en optique-photonique, en santé cardiométabolique et en santé du cerveau afin d’améliorer la compréhension de l'environnement nordique et de son incidence sur l'être humain et sa santé.


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