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L'image qui vaut mille mots

Le médicament rimonabant s’attaquerait à des graisses particulièrement néfastes pour la santé

En novembre 2005, une étude internationale dirigée par Jean-Pierre Després, de la Faculté de médecine, concluait à l'efficacité d'un nouveau médicament — le rimonabant — sur la perte de poids et l'amélioration du profil lipidique des personnes rondes ou obèses. Trois ans plus tard, grâce à des images prises par tomographie axiale commandée par ordinateur (taco), le professeur Després et son équipe du Centre de recherche de l’Hôpital Laval apportent la preuve que cette perte de poids survient de façon préférentielle au niveau viscéral, là où s’accumulent des graisses associées aux maladies cardiovasculaires et au diabète.
   
Ces résultats, rendus publics le 29 avril à Istanbul lors de la réunion annuelle de la Société européenne d’athérosclérose, proviennent d’une étude menée auprès de 799 patients qui présentaient un surplus de poids à l’abdomen et un profil lipidique à risque. Pendant un an, ces personnes ont suivi un régime amaigrissant en plus de prendre du rimonabant ou un placebo. Des images prises à l’aide d’un taco ont permis d’établir que les sujets qui consommaient le médicament ont perdu proportionnellement plus de graisses au niveau abdominal que sous-cutané et que leur indice de graisses hépatiques a diminué significativement.
   
Fabriqué par la compagnie pharmaceutique Sanofi Aventis, le rimonabant agirait sur les mécanismes du cerveau et des cellules nerveuses qui interviennent dans le contrôle de l'équilibre énergétique. Ce contrôle opérerait par le blocage de récepteurs du système endocannabinoïde. Le médicament produirait peu d’effets indésirables. Toutefois, il est contre-indiqué pour les personnes qui souffrent ou qui ont déjà souffert de dépression.

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