Arts

La vie d'artiste

La designer graphique Évangéline LeBlanc livre des autoportraits qui témoignent de sa trajectoire de femme et d’artiste

Par : Renée Larochelle
C’est en entreprenant le grand ménage de son atelier qu’Évangéline LeBlanc a eu l’idée de rassembler quelques-uns de ses autoportraits et d’en faire une exposition. Posant un regard neuf sur ces photos, esquisses et dessins correspondant à des moments charnières de son existence, l’artiste les a regroupés sur le thème «L’art en soi», thème faisant non seulement référence à l’intériorité de l’artiste mais aussi au fait que, d’aussi loin qu’elle se souvienne, Évangéline LeBlanc a toujours porté l’art en elle.
   
«J’ai su très jeune que je voulais me diriger vers le domaine artistique», explique cette designer graphique qui convie le public à voir le résultat de ses réflexions, du 10 au 21 septembre, à la salle d’exposition du pavillon Alphonse-Desjardins. «Pour moi, c’était la seule voie à suivre et je l’ai suivie, même si au fil des années, je me suis rendue compte qu’il n’y avait jamais rien d’acquis en art et que la vie d’artiste exigeait beaucoup de patience», ajoute Évangéline LeBlanc, qui a obtenu sa maîtrise en arts visuels à l’Université Laval en 2001.

Le miroir de l'âme
L’exposition «L’art en soi» témoigne du parcours artistique d’une femme audacieuse qui ne craint pas de se révéler au grand jour, bien que ses autoportraits demeurent auréolés de mystère. Remarquez bien ce dessin réalisé aux alentours de ses 17 ans: la coiffure de la jeune fille est disciplinée, le regard est distrait, presque fuyant. Deux ou trois ans plus tard, la revoici derrière son miroir. On ne saurait dire quel sentiment anime le personnage. Tout est flou et baigne dans une sorte d’irréalité. Et puis, il y a cette étrange Trilogie forestière qui nous transporte au royaume des ombres. Levant les bras, ondulant des hanches, la jeune femme promène son corps nu sous la voûte des arbres. Plus loin brillent Les yeux verts, l’artiste dardant un regard de feu on ne sait où, dans une espèce de brûlure de tout son corps. En écho, Mes souliers rouges, dessinés à grands coups de crayon, étonnent par la vivacité du trait. Sans compter cette sensuelle Blanche-Neige qui donne froid dans le dos et cette voluptueuse Diva et son divan. Nous sommes loin de l’adolescence et des allures de jeune fille sage de l’artiste. 

«L’autoportrait est intéressant pour un artiste parce que le modèle est toujours disponible, souligne Évangéline LeBlanc. On peut aussi prendre tout le temps nécessaire. Dans le cas des photos, on ne perd pas de temps avec la question des droits d’auteur», blague la jeune femme qui a quantité de projets en tête, dont celui de réaliser un court métrage  à partir de photos prises lors d’un voyage en Chine. «Il existe toutes sortes d’approches en art et je n’ai pas fini de tout explorer, dit Évangéline LeBlanc. Mais cette exposition représente pour moi une étape importante.»
   
Le vernissage aura lieu le mardi 11 septembre de 16 h à 19 h à la salle d’exposition du pavillon Alphonse-Desjardins (local 2460). Les heures d’ouverture sont du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h, et les samedis et dimanches, de 12 h à 16 h.

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

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