Arts

La dynamo des cultures régionales

Le réseau Villes et villages d’art et de patrimoine a 10 ans

Par : Yvon Larose
L’ancienne gare de Thetford Mines reconvertie en centre d’exposition, la reconstitution historique, à La Tuque, d’un poste de traite des fourrures au 18e siècle, et un circuit de 24 sites paysagers dans la MRC Maria-Chapdelaine au Lac-Saint-Jean, ce sont là quelques-uns parmi les centaines de projets réalisés depuis 10 ans grâce aux agents de développement culturel du réseau Villes et villages d’art et de patrimoine (VVAP).

«Dix ans de réussite.» C’est en ces mots que Clermont Bourget, coordonnateur du réseau VVAP à l’Université Laval, qualifie le développement spectaculaire du réseau depuis son démarrage, le 28 septembre 1998. «Les retombées sont au-delà de nos espérances», dit-il. Claude Dubé, adjoint au vice-recteur exécutif et au développement, dirige le programme de formation du réseau VVAP. Il y a 10 ans, il mettait le projet de réseau en marche. Selon lui, une raison de la réussite du réseau est l’innovation. «En région, explique-t-il, on fait fausse route si on imite ce qui se fait ailleurs. Innover veut dire faire appel aux racines de la région, c’est-à-dire à la fierté.»



Depuis 1998, l’Université a formé quelque 175 agents de développement qui partagent leur expertise




Le réseau VVAP est né d’une volonté du gouvernement du Québec de créer des emplois favorisant le développement et la mise en valeur de l’art et du patrimoine dans toutes les régions du Québec, et ce, dans une optique de développement du tourisme culturel. À la suite d’un appel d’offres, la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels s’est vue confier l’implantation et la coordination du réseau, ainsi que la formation des candidats aux postes d’agents de développement culturel.
Les candidats doivent détenir un diplôme de premier cycle dans une discipline connexe aux arts, à la culture ou au patrimoine, comme l’histoire, l’ethnologie ou l’architecture. Ils reçoivent une formation de base de niveau maîtrise à l’École supérieure d’aménagement du territoire et du développement régional de l’Université Laval. Ce microprogramme de 18 crédits se donne selon le principe de l’alternance travail-études, c’est-à-dire qu’une période de cours est suivie d’une présence en milieu de travail. Les cours abordent de nombreux sujets, notamment la connaissance de l’appareil municipal, l’animation de réunions et les stratégies de marketing des arts et de la culture. Si la personne le désire, elle peut ensuite parfaire son apprentissage en s’inscrivant à un diplôme de deuxième cycle sur mesure en tourisme culturel de 30 crédits.

Réseautage et formation adaptée
En 10 ans, l’Université a formé quelque 175 agents de développement. Cent dix d’entre eux sont toujours actifs dans le réseau qui regroupe 100 municipalités, municipalités régionales de comté, organismes et conseils de bande. «Deux choses distinguent le réseau: le réseautage et la formation adaptée, indique Clermont Bourget. Je dis aux maires et aux préfets: «Vous pensez avoir engagé un agent. Détrompez-vous, vous en avez engagé 109 de plus parce que vous pouvez compter sur l’expertise diversifiée des autres agents du réseau.» Tous échangent entre eux par un site Web à accès contrôlé. Les projets progressent ainsi nettement plus vite que si les agents étaient isolés.» Rédaction de guides et de politiques culturelles, organisation de symposiums de peinture ou de foires du livre, mise en valeur de ponts ou d’églises, érection de monuments commémoratifs pour des familles souches, mise en place de circuits patrimoniaux, l’agent de développement culturel peut être appelé à travailler sur une grande variété de dossiers.

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