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Quinze millions de dollars pour des biomarqueurs de maladies du cerveau

Des chercheurs de l'Université Laval et de l’Université McGill unissent leurs efforts pour concevoir de nouveaux traitements

Les traitements actuels offerts aux personnes qui souffrent de maladies neurodégénératives comme l'alzheimer ou de troubles psychiatriques comme la schizophrénie, les troubles bipolaires ou la dépression majeure réussissent, au mieux, à stabiliser la maladie ou à en retarder la progression. Ces pathologies ont des manifestations cliniques très diverses, ce qui porte à croire que certaines caractéristiques individuelles des malades influencent l'évolution de la maladie et que des traitements mieux adaptés à chaque cas seraient plus efficaces.

Une étape essentielle vers ces thérapies personnalisées est l'identification de biomarqueurs indicateurs de la vulnérabilité à ces maladies, de leur progression et de la réponse au traitement. C'est à cette tâche que s'attaqueront des chercheurs du Centre de recherche CERVO de l'Université Laval et du Neuro de l'Université McGill grâce à une subvention de 7M$ provenant du ministère de l'Économie et de l'Innovation. La contribution de partenaires privés porte à 15M$ l'enveloppe globale du projet.

Pierre Marquet, professeur à la Faculté de médecine et titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la neurophotonique, est le chercheur principal de l'Université Laval dans ce projet. Psychiatre et ingénieur physicien, il a conçu une approche qui fait appel à des outils optiques et photoniques à très haute résolution pour étudier les mécanismes cérébraux impliqués dans les troubles psychiatriques. 

Il joindra ses efforts à ceux d'Yves De Koninck, professeur à la Faculté de médecine et directeur scientifique de CERVO, qui dirige le réseau Initiative de neurophotonique. Ce réseau fait appel à des technologies reposant sur la lumière pour caractériser les tissus des patients.

Marie-Ève Paquet, professeure associée au Département de biochimie, microbiologie et bio-informatique et coordonnatrice de la plateforme d'outils moléculaires de CERVO, participera aussi aux travaux. La professeure Paquet est une spécialiste des technologies de transfert de gènes, de la biologie moléculaire et des vecteurs viraux.

Le projet profitera aussi de l'expertise de deux professeurs du Département de physique, génie physique et optique de l'Université Laval. Il s'agit d'Antoine Allard, titulaire de la Chaire Sentinelle Nord en modélisation mathématique des systèmes et réseaux complexes, et de Patrick Desrosiers. Les deux chercheurs utilisent des approches de la théorie des graphes pour identifier les signatures de maladies à partir de données biologiques.

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