Vie universitaire

Une bonne carte de visite

Les diplômés de 2e et 3e cycles ne sont pas toujours conscients de leur valeur ajoutée sur le marché du travail

Par : Renée Larochelle
Dans une société valorisant le savoir et les compétences, les détenteurs d’un diplôme de maîtrise ou de doctorat possèdent beaucoup d’atouts dans leur jeu. Cependant, quand vient le temps de chercher un emploi, ils ne sont pas toujours conscients de la valeur ajoutée que constitue leur diplôme. La conférence qu’a donnée Caroline Langelier, conseillère en emploi au Service de placement, avec Vicky Bellehumeur, également conseillère, à l’occasion de la Journée carrière des cycles supérieurs qui a eu lieu le 11 février au pavillon Alphonse-Desjardins, visait justement à donner des outils aux finissants qui, une fois leurs études terminées, souhaitent trouver un travail à la mesure de leurs attentes. Plus de 150 personnes ont assisté à cet événement organisé pour la 3e année consécutive par le Service de placement.

«Plusieurs diplômés ont du mal à se mettre en valeur et à faire valoir leurs qualités personnelles et professionnelles, constate Caroline Langelier. Ils ont concentré leurs efforts sur un sujet pendant trois ou cinq ans et ils ignorent comment transposer leurs compétences au marché du travail.» Règle essentielle dans ce cas, rappelle la conseillère en emploi : bien se connaître et savoir ce qu’on vaut. «Au cours de leurs études, les étudiants ont travaillé à divers projets de recherche et les ont menés à terme en gérant leur horaire et en développant des expertises, explique Caroline Langelier. Ils ont montré qu’ils étaient capables d’analyser des problèmes et d’y apporter des solutions. La plupart ont participé à des congrès ou à des colloques au cours desquels ils ont appris à communiquer le résultat de leurs recherches, à vulgariser leurs connaissances et à débattre des idées. De plus, leur réseau de contacts est généralement très développé. C’est tout à fait ce que les employeurs recherchent.»

Miser sur son réseau
Carte de visite par excellence du candidat, un bon curriculum vitae comportera deux ou pages au maximum, avec des mots-clés représentant son savoir-faire. On pourra en modeler le contenu selon les aspects qu’on souhaite mettre de l’avant, en faisant des liens pertinents avec ses études et les tâches reliées à l’emploi. Quant à la lettre de présentation accompagnant le C.V., elle reflètera au plus près la personnalité du postulant et ses aspirations. Toutes ces considérations ne doivent pas faire oublier que les offres d’emploi paraissant dans les journaux ou sur le Web ne représentent que 20 % du marché, soit la pointe de l’iceberg des possibilités s’offrant à qui détient une maîtrise ou un doctorat, rappelle Caroline Langelier. On doit donc être très actif dans ses recherches, miser sur son réseau de contacts et surtout, ne pas hésiter à envoyer son C.V  à l’employeur qui nous intéresse. Car au-delà des avenues classiques de l’enseignement et de la recherche, il existe une multitude de voies à suivre. Cela dit, Caroline Langelier conseille aux étudiants de ne pas attendre la fin de leur parcours scolaire avant de venir rencontrer l’un des 18 conseillers en emploi que compte le Service de placement (www.spla.ulaval.ca).

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