Vie universitaire

Sous-financement des universités: un plan de rattrapage musclé

Les dirigeants de quatre universités québécoises proposent au gouvernement la mise sur pied d’un plan de réinvestissement de 400 M$ et la constitution d’un fonds d’urgence de 500 M$

Par : Yvon Larose
Les dirigeants des quatre universités québécoises à haute intensité de recherche ayant une faculté de médecine, soit les universités Laval, McGill, de Montréal et de Sherbrooke, proposent au gouvernement du Québec la mise sur pied d’un plan de réinvestissement de quelque 400 M$ pour combler le sous-financement actuel du réseau universitaire québécois par rapport à la moyenne des autres universités canadiennes. Ils proposent également la constitution à très court terme d’un fonds d’urgence non récurrent de quelque 500 M$ afin de remédier au vieillissement des parcs immobiliers.

Cette annonce a été faite hier, le mercredi 7 février, lors d’une conférence de presse tenue à l’Université McGill. Étaient présents Michel Pigeon, recteur de l’Université Laval, Heather Munroe-Blum, principale de l’Université McGill, Luc Vinet, recteur de l’Université de Montréal et Bruno-Marie Béchard, recteur de l’Université de Sherbrooke. Selon eux, le gouvernement pourrait financer le plan de réinvestissement et le fonds d’urgence notamment à partir de trois nouvelles sources de revenus. Globalement, ces sources pourraient procurer environ 3 milliards de dollars au Québec. Ces sources sont: le rétablissement des transferts fédéraux pour l’éducation postsecondaire, la révision du mode de calcul de la péréquation, et la libération prévisible d’un point de pourcentage de la taxe de vente par le gouvernement fédéral, un espace fiscal qui pourrait être occupé par le gouvernement du Québec.

Selon les quatre dirigeants, le plan de réinvestissement et le fonds d’urgence n’assureront pas à eux seuls la compétitivité à long terme des universités québécoises. «Les transferts fédéraux, s’appliquant à toutes les provinces, ne permettront pas de combler l’écart relatif avec les autres universités canadiennes mieux financées», a souligné le recteur Michel Pigeon.

«Les recteurs croient que la clé de la compétitivité passe par un redressement prochain des droits de scolarité, est-il écrit dans le communiqué de presse. Les universités prennent l’engagement d’assortir toute hausse des droits de scolarité d’une bonification de leurs programmes d’aide financière aux étudiants.»

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