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Vie universitaire

Boucar Diouf, président d’honneur du congrès de l’Acfas

L’événement se déroulera à l'Université Laval du 9 au 13 mai 2022 sous la présidence d’honneur du célèbre biologiste, humoriste, auteur et animateur

Par : Yvon Larose
Le célèbre biologiste, humoriste, auteur et animateur Boucar Diouf sera le président d’honneur du 89e congrès de l’Acfas. L’événement se tiendra à l'Université Laval. Il devrait accueillir quelque 6000 chercheuses et chercheurs.
Le célèbre biologiste, humoriste, auteur et animateur Boucar Diouf sera le président d’honneur du 89e congrès de l’Acfas. L’événement se tiendra à l'Université Laval. Il devrait accueillir quelque 6000 chercheuses et chercheurs.

Le vendredi 1er octobre, à Québec, une conférence de presse, en présentiel et en visioconférence, a réuni la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, le président du conseil d’administration de l’Acfas, Jean-Pierre Perreault, le maire de Québec, Régis Labeaume, et la vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation de l'Université Laval, Eugénie Brouillet. À cette occasion, la rectrice a présenté le président d’honneur du 89e congrès de l'Acfas, nul autre que le célèbre biologiste, humoriste, auteur et animateur Boucar Diouf. L'événement se tiendra à l'Université Laval du 9 au 13 mai 2022.

«Un congrès de l’Acfas représente un happening extraordinaire pour qui travaille en science, a déclaré Boucar Diouf. C’est aussi un lieu d’humilité, car tu réalises que tu sais bien peu de choses. Le monde de la connaissance est tellement vaste.»

Titulaire d’une maîtrise en biologie de l’Université de Dakar, Boucar Diouf s’installe au Québec en 1991, pour des études doctorales en océanographie à l’Université du Québec à Rimouski. Il enseigne ensuite dans cette université jusqu’en 2006. Pour faciliter la compréhension de ses cours, il conçoit des capsules humoristiques. Ébahis par son talent, ses étudiants l’inscrivent aux auditions du festival Juste pour rire. Ainsi débute, pour ce scientifique, une fructueuse carrière dans le monde de l’humour et des communications.

Depuis 2010, Boucar Diouf a présenté, au Québec et ailleurs dans la francophonie, quatre spectacles d’humour. Son art marie avec justesse et bonheur l’humour, la vulgarisation scientifique et les réflexions sociales. Animateur à la télé, chroniqueur pour le quotidien La Presse, il a écrit 10 livres. Il a également animé des émissions radiophoniques, dont La nature selon Boucar sur les ondes de Radio-Canada.

Amoureux de la langue française, c’est par la poésie des mots que Boucar Diouf se plaît à raconter la science et à se faire le héraut de la protection de l’environnement, de la tolérance et du mieux-vivre ensemble. Portant un regard à la fois critique et bienveillant sur la collectivité, il éclaire avec à-propos les enjeux sociaux et incarne un modèle inspirant d’inclusion et d’engagement pour le bien commun. Ses valeurs humaines et sa rigueur scientifique ont été saluées par plusieurs honneurs.

Un doctorat en océanographie

Le communicateur a entendu parler de l’Université Laval du temps de ses études de maîtrise au Sénégal. «Là-bas, a-t-il raconté, quand tu tapais les mots universités québécoises, l’Université Laval sortait souvent en premier.» Dans le cours de son doctorat, il a fait une présentation à un congrès de l’Acfas. Son exposé portait sur le facteur de résistance au froid de l’éperlan arc-en-ciel.

Pour lui, un congrès de l’Acfas, ce sont des milliers de personnes «qui convergent vers un endroit pour partager le savoir». «C’est aussi une convergence de milliers de porteurs de lanternes pour éclairer, a-t-il poursuivi. Beaucoup de gens sont dans la pénombre aujourd’hui à cause de la radicalisation amenée par les médias sociaux. On gagnerait beaucoup à se parler. C’est à ça que sert la science, à tendre le pont entre la population et les disciplines scientifiques. Lorsque j’ai présenté mon projet d’émission radiophonique qui allait devenir La nature selon Boucar, je disais que je voulais rapprocher les sciences sociales des sciences pures. Ces grands domaines ne se parlent pas et pourtant ils gagneraient beaucoup à le faire.»

Normand Voyer enseigne au Département de chimie de l’Université Laval. Excellent vulgarisateur, il est régulièrement invité par les médias. «Mon ami Normand Voyer fait un travail extraordinaire, a-t-il expliqué. Un jour, il m’a dit que consacrer tout ce temps à vulgariser était du temps en moins passé en labo. Et aussi, il faut publier. Je lui ai répondu que je comprenais l’impératif. Mais ce qu’il fait est tellement important et fait tellement rayonner l’Université Laval. Une participation à une émission de télé ou de radio te met en contact avec des centaines de milliers de personnes qui s’accrochent à ce que tu dis. Et tu donnes le goût à certains jeunes d’étudier la chimie.»

Durant le congrès du mois de mai, Boucar Diouf fera une présentation qui aura pour titre «L’adaptation selon Boucar». «Cette présentation, a-t-il dit, mélangera humour et science de l’évolution.»

Une grande rencontre internationale

Le 89e congrès de l’Acfas aura pour thème «Sciences, innovations et sociétés». L'événement marquera également le début des festivités du 100e anniversaire de l’association.

Le congrès accueillera plus de 6000 chercheuses et chercheurs chevronnés et membres de la relève scientifique de tous les domaines. On y présentera quelque 200 colloques et plus de 4000 communications libres dans des domaines tels que les sciences de la santé, les sciences humaines, les sciences sociales, l’éducation, les sciences naturelles, les lettres, les arts, les mathématiques et le génie.

Des activités grand public seront également proposées durant l’événement, ce qui permettra d’établir un lieu d’échange et de partage du savoir avec la population.

Michel J. Tremblay, vice-recteur adjoint à la recherche, à la création et à l'innovation, est coprésident du comité organisateur.

Le comité scientifique sera, quant à lui, piloté par trois professeurs de l’Université Laval. Ce sont Denis Laurendeau, du Département de génie électrique et de génie informatique, Catherine Mercier, du Département de réadaptation, et Gina Muckle, de l’École de psychologie.

Des commentaires diversifiés

D’entrée de jeu, la rectrice Sophie D’Amours a qualifié de «fantastique» le fait de pouvoir compter sur une personne ayant autant de talents que Boucar Diouf pour parler de la science. Elle a ensuite rappelé que le congrès de l’Acfas était le plus important congrès scientifique de langue française au monde. «L’événement, a-t-elle dit, sera une occasion unique pour remettre les pendules à l’heure sur le phénomène de la désinformation.» Elle a insisté sur l’activité grand public Science-moi!, au cours de laquelle des scientifiques parcourront la ville pour dialoguer avec les citoyens.

Dans son allocution, le président du conseil d’administration de l’Acfas, Jean-Pierre Perreault, a souligné que le prochain congrès sera le vingtième à se tenir à Québec au cours de la longue histoire de l’association. Il sera également le premier à être présenté en mode hybride. «L’an dernier, a-t-il ajouté, le congrès s’est tenu entièrement en ligne. Nous avons gagné en accessibilité.» Il a par ailleurs rappelé que l’Université Laval fut l’une des deux universités ayant contribué à la fondation de l’Acfas.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a pour sa part soutenu qu’une ville et une université sur le même territoire se doivent de fonctionner constamment ensemble. «Elles doivent faire un, comme des frères siamois, a-t-il expliqué. Il est de plus en plus important pour les villes de pouvoir s’appuyer sur la science et la connaissance pour remplir adéquatement leur mandat.»

La vice-rectrice Eugénie Brouillet a affirmé que l’Université Laval avait à cœur de répondre aux grands défis, présents et futurs, de la société. Elle a d’ailleurs rappelé que l’Université Laval occupait le septième rang au Canada parmi les plus grandes universités de recherche. «La pandémie nous a fait prendre conscience de l’importance de la science dans nos vies, a-t-elle indiqué. Des vaccins ont été mis au point rapidement et la science nous a permis de mieux comprendre les impacts nombreux de la COVID-19.»

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