Vie universitaire

Bien vivre le stress

Dans la vie d’étudiant, il y a des limites au perfectionnisme  

Par : Renée Larochelle
Avez-vous tendance à exiger de vous plus qu’il n’en faut? Les objectifs que vous vous fixez vous paralysent-ils plus qu’ils ne vous stimulent? Êtes-vous souvent insatisfait de vos résultats, même lorsque vous réussissez bien? Si vous avez répondu affirmativement à ces trois questions, vous faites probablement partie de cette catégorie d’étudiants ayant développé un perfectionnisme toxique. Et qu’est-ce que le perfectionnisme toxique? C’est celui qui vous empoisonne la vie, qui conduit dans le cul-de-sac de l’insatisfaction parce vous n’êtes jamais content de vous-même. Pour pallier cette lourdeur de l’être, rien de mieux que de se délester d’objectifs irréalistes ou d’attentes trop élevées et de pratiquer plutôt l’indulgence envers soi-même - ce qui n’exclut pas la rigueur, comme beaucoup ont tendance à le penser.

C’est le genre de conseils qu’a prodigués Véronique Mimault, psychologue au Centre d’orientation et de consultation psychologique de l’Université, lors d’un atelier sur le thème «Bien vivre le stress», qui a eu lieu le 21 novembre au pavillon Charles-De Koninck. «Le contexte de la vie universitaire provoque le maintien d'un niveau de stress élevé chez les étudiants, dit Véronique Mimeault. Les exigences à satisfaire sont multiples et la pression de performance est constamment présente. Trouver les moyens de jongler avec tous ces éléments tout en gardant un équilibre n’est pas toujours facile. Pourtant, le stress fait partie intégrante de la vie et constitue une réaction de notre organisme qui se produit lorsque nous devons faire un effort pour nous adapter à une situation.» «En ce sens, le stress n'est pas à éviter, car il est inévitable, a insisté Véronique Mimeault. Mais si un niveau modéré  de stress peut rehausser notre degré de motivation et d'énergie, un niveau trop élevé peut par contre affecter notre fonctionnement.»

Du temps pour soi
Pour remédier aux inconforts causés par la vie trépidante d’étudiant, il faut être capable de prendre conscience des manifestations de stress ressenties. Tensions musculaires, trous de mémoire, palpitations cardiaques, déprime, absentéisme aux cours et surconsommation de café ou d’alcool font partie des symptômes qui devraient attirer notre attention. On peut se pencher ensuite sur les facteurs de  stress que sont, par exemple, une rupture amoureuse, un échec scolaire, un conflit avec un colocataire, la remise à plus tard des travaux scolaires et le manque de temps pour soi.

Des pistes de solution? S’accorder du temps ainsi que des petites récompenses à la suite d’efforts soutenus. On peut aussi briser la routine en joignant l’utile à l’agréable en allant étudier dans un café au lieu de s’isoler dans sa chambre. On peut aussi faire de l’activité physique, véritable antidote au stress, en plaçant stratégiquement son heure d’activités entre deux cours ou en fin d’après-midi, quand on sait que de toute façon, on n’arriverait à rien parce que trop épuisé par six heures de cours en ligne, par exemple. «Si toute activité qui ne concerne pas les études vous semble une perte de temps, il y a un problème, explique Véronique Mimault. Vous êtes à l’université pour étudier, certes, mais il y a quand même des limites à ne pas dépasser. À la veille d’un examen, alors que l’anxiété vous ronge, dites-vous que même si le pire des scénarios se réalisait, en l’occurrence couler l’examen, il y a toujours moyen de se reprendre dans la vie. Prenez du recul et mesurez l’impact réel qu’ont les événements dans votre existence.»
                     

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