Vie universitaire

Adaptation 101

Il est normal de douter quand on commence des études universitaires

Par : Renée Larochelle
Vous arrive-t-il de remettre en question votre choix de programme? Avez-vous des doutes quant à votre orientation scolaire? Si vous avez répondu oui à ces questions, sachez qu’avoir des doutes lorsqu’on commence des études universitaires est assez fréquent. Devant cette situation, la règle numéro un est de ne pas dramatiser. Selon Catherine Desmarais, conseillère d’orientation au Centre d’orientation et de consultation psychologique (COCP), ce genre de question face à son cheminement scolaire peut même être l’occasion de faire un retour sur soi et de réfléchir sur les raisons qui nous ont incité à choisir un programme en particulier. «Il ne faut surtout pas précipiter les choses et agir sur un coup de tête, en abandonnant ou en changeant de programme, par exemple, dit Catherine Desmarais. Le mieux est de respirer par le nez et d’envisager calmement des pistes de solutions.»

Évidemment, il peut arriver que ces inquiétudes s’avèrent fondées et qu’il soit nécessaire de rectifier le tir. Si on constate que l’écart entre ses attentes et le programme lui-même est énorme, pas question de paniquer ou encore de s’isoler entre les quatre murs de sa chambre en se rongeant les ongles jusqu’au sang. «L’étudiant doit savoir qu’il n’est pas le seul à vivre cette situation, insiste Catherine Desmarais. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à rencontrer ses professeurs qui peuvent avoir de très bonnes idées à proposer. Les conversations avec d’autres étudiants peuvent aussi aider à y voir plus clair. Il ne s’agit souvent que d’ajuster certaines choses, comme de retrancher un ou deux cours dans son programme ou de le modifier d’une façon ou d’une autre. Généralement, tout finit par rentrer dans l’ordre.»

Un monde inconnu
L’écart entre les attentes et la réalité et le sentiment de ne pas être à la bonne place ne sont pas les seuls facteurs qui entrent en ligne de compte dans les interrogations citées plus haut. D’une part, on peut douter de ses capacités à réussir dans tel ou tel programme. Un  étudiant qui avait de bons résultats au cégep peut s’apercevoir que la somme de travail qu’il doit fournir sur les bancs de l’université est beaucoup plus élevée qu’au niveau collégial. D’autre part, l’étudiant peut se sentir à des années-lumière de ses aspirations dans une classe et ne ressentir aucun sentiment d’appartenance envers le groupe, tant il ne se sent pas d’affinités avec la matière ni avec les gens concernés. Sans compter que pour venir étudier à l’université, l’étudiant quitte souvent son patelin et doit affronter un monde inconnu. Tout un programme qui exige de s’adapter en peu de temps.

« Il y a beaucoup de nouveautés dans la vie d’une personne qui commence des études universitaires, souligne Catherine Desmarais. Les doutes sont normaux et sont le plus souvent bénéfiques car ils forcent les personnes à réfléchir et à approfondir leurs choix.»

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

Demande d’information

Suivez nous!