Vie universitaire

À la recherche du temps perdu?

La préparation à un examen commence dès le premier cours 

Par : Renée Larochelle
Il y a ceux qui arrivent stressés devant leur copie d’examen et qui n’ont pas raison de l’être parce qu’ils connaissent leur matière sur le bout des doigts. À l’inverse, il y a ceux qui ne se sentent pas du tout anxieux et qui devraient pourtant l’être à cause de leur manque de préparation. Entre ces deux extrêmes, il y a les autres qui arrivent bien préparés à l’examen, légèrement nerveux peut-être, mais qui sont plutôt sûrs que tout ira bien. Quelle que soit la catégorie dans laquelle vous vous situez, le même conseil vaut pour tout le monde: la préparation d’un examen commence dès le premier cours. «Je fais souvent une analogie entre l’étudiant et l’athlète, explique Marie-Hélène Simard, psychologue au Centre d’aide aux étudiants. Pour qu’un athlète donne son plein rendement, il doit bénéficier d’un bon entraînement physique et d’une bonne préparation mentale. Attendre la veille d’une compétition pour s’entraîner n’a ainsi aucun sens. C’est la même chose pour un étudiant.»

En période d’examens, Marie-Hélène Simard conseille aux étudiants d’effectuer un exercice de simulation fort utile, soit de se mettre dans la peau du professeur et de se demander quelles questions il poserait et d’y répondre ensuite oralement ou par écrit, au choix. «C’est un exercice intéressant parce que ça oblige à réviser de fond en comble les éléments appris en cours, dit la psychologue. On peut aussi se prêter au jeu en équipe.» Par ailleurs, beaucoup d’étudiants s’imaginent qu’il suffit de relire leurs notes de cours pour réussir un examen, alors que rien n’est plus faux. Il faut au contraire mémoriser la matière. Devant sa copie d’examen, on prend une bonne respiration avant de faire un rapide survol des questions. On commence par répondre aux questions les plus faciles, ce qui nous donnera une certaine assurance pour la suite des choses. Comme l’anxiété et le stress sont souvent très élevés en début d’épreuve, l’exercice permet de diminuer la pression. On répond également à toutes les questions, même aux plus difficiles, afin de récolter le maximum de points. Dans le cas de questions à choix multiples, on trouve la réponse avant de lire les choix proposés.

Déposer son crayon
Que faire si la panique nous gagne malgré tout? «D’abord, on respire par le nez et on dépose son crayon, affirme Marie-Hélène Simard. Ensuite, on évite de dramatiser. C’est souvent en effet à cet instant crucial que l’étudiant se dit qu’il va probablement couler son examen, si ce n’est le cours au complet et tant qu’à y être toute sa session.» Quand l’état d’esprit est stabilisé, on relit tranquillement la question. C’est là qu’une bonne préparation entre en jeu, estime la psychologue. Si on a bien mémorisé la matière, les choses vont revenir lentement. Quelques jours après l’examen, Marie-Hélène Simard conseille d’aller rencontrer le professeur pour mieux comprendre là où la mémoire ou la compréhension ont fait défaut. «On a tendance à sous-estimer l’après-examen, dit-elle. C’est pourtant un élément très important dans l’apprentissage.»    

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