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Pleins feux sur l'Antiquité

Des chercheurs internationaux se pencheront sur les sources antiques de l'esprit des Lumières et de l'esprit critique propre à la modernité

Par : Renée Larochelle
Ce projet bénéficie d'une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada d'un montant de 700 000$ répartis sur sept ans, somme qui s'élèvera à environ 1 300 000$ en ajoutant les fonds investis par les différents partenaires.
Ce projet bénéficie d'une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada d'un montant de 700 000$ répartis sur sept ans, somme qui s'élèvera à environ 1 300 000$ en ajoutant les fonds investis par les différents partenaires.
L'ouverture aux étrangers, le droit de critique vis-à-vis des dogmes, la concurrence des points de vue, la liberté de pensée et le libre exercice littéraire: tous ces aspects propres à la culture occidentale proviennent en droite ligne de l'Antiquité. Or, on pense souvent – à tort - que la diversité moderne date de quelques années à peine, ou encore qu'elle émane exclusivement des Lumières, explique Jean-Marc Narbonne, professeur à la Faculté de philosophie et responsable du projet de partenariat «Raison et révélation: l'héritage critique de l'Antiquité», qui a été lancé récemment.

«Quand Diderot, Voltaire ou Montesquieu voulaient se rafraîchir les idées, ils se tournaient vers les Grecs, explique Jean-Marc Narbonne. La culture grecque a ensemencé la tradition occidentale et elle a continué à la marquer de son influence tout au cours de l'histoire.»     

Réunissant à ce jour 28 chercheurs internationaux, le projet comporte trois thèmes. Le premier concerne le développement de l'esprit critique dans l'Antiquité (VIe–Ier siècle av. J.-C.), tandis que le second touche la naissance de la théologie comme science (Ier–VIe siècle). Le troisième porte sur le rationalisme pluriel ou l'état de l'esprit critique à la fin de l'Antiquité (Ier– VIe siècle). Ce projet bénéficie d'une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada d'un montant de 700 000$ répartis sur sept ans, somme qui s'élèvera à environ 1 300 000$ en ajoutant les fonds investis par les différents partenaires.

Fruits de ces recherches, trois ouvrages portant sur chacun des thèmes du projet paraîtront aux éditions Les Belles Lettres, le premier étant prévu pour 2016. Chaque ouvrage comptera environ 500 pages. 

Comme le précise Jean-Marc Narbonne, la participation des étudiants sera largement mise à profit dans ce projet puisque plus de 50% des fonds seront affectés à leur engagement. «Intégrer des étudiants au projet était un de nos leitmotivs», souligne d'ailleurs le chercheur. «Il s'agit d'un projet interdisciplinaire auquel sont conviés des étudiants provenant non seulement de la Faculté de philosophie, mais aussi d'autres domaines comme l'histoire et la théologie, pour ne citer que ces exemples.»

Le projet piloté par Jean-Marc Narbonne compte 14 partenaires, dont les principaux sont l'École pratique des hautes études (EPHE) à Paris, Les Belles Lettres, éditions, également à Paris, de même que les deux universités suivantes: l'Université fédérale de São Paulo et l'Université de São Paulo. «Nous avions envie d'avoir trois points de vue différents, explique Jean-Marc Narbonne. Celui du Nouveau Monde est notamment représenté par l'Université Laval, tandis que l'Ancien Monde est personnifié par la France. São Paulo, considérée actuellement comme la capitale intellectuelle de l'Amérique du sud, représente les pays émergents.»

Les 12 et 13 février, il y aura présentation des différents aspects du projet de partenariat «Raison et révélation: l'héritage critique de l'Antiquité» aux étudiants de philosophie ainsi qu'à tous les étudiants intéressés. Pour plus d'information sur le projet: antiquite-critique.fp.ulaval.ca

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