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Des investissements confirmés de 21 M$

Moins d’un an après sa création, le Bureau des chaires a le vent dans les voiles, notamment grâce au Programme pour l’avancement et l’innovation de la recherche

Par : Yvon Larose
La Chaire de nutrition et de santé Lassonde
La Chaire de nutrition et de santé Lassonde
«Nous avons un succès qui dépasse de beaucoup nos attentes et nous avons des partenariats extrêmement intéressants.» C’est en ces termes qu’Edwin Bourget, vice-recteur à la recherche et à la création, a présenté, le mercredi 18 février devant les membres du Conseil d’administration de l’Université, un rapport d’avancement sur les activités du Bureau des chaires créé en mai 2008. «Le Bureau des chaires a traité, à ce jour, plus de 75 dossiers, a poursuivi le vice-recteur. Les investissements confirmés s’élèvent à 21,2 millions de dollars. Quant aux projets en chantier, incluant les sommes déjà confirmées, ils pourraient générer des gains de plus de 91 millions au cours des prochaines années.»

Les 75 dossiers actifs du Bureau des chaires se répartissent en 6 catégories. Il y a notamment les chaires d’excellence en recherche du Canada (6 dossiers), les chaires de professeur chercheur industriel du CRSNG (14 dossiers) et les chaires en partenariat (20 dossiers). Le financement global estimé pour les dossiers en attente de décision s’élève à 22,7 millions de dollars, celui des projets hautement probables à 23,9 millions et celui des projets en démarrage à 24,3 millions.

Selon Edwin Bourget, une chaire industrielle type avec financement sur cinq ans représente un impact annuel de 1,7 million de dollars, ou 8,7 millions sur cinq ans, en termes de revenus. «Cela, a-t-il expliqué, constitue un effet de levier extrêmement intéressant d’environ un pour quatre entourant la création d’une chaire de recherche.»

Au nombre des chaires lancées ces derniers mois, mentionnons la Chaire de nutrition et de santé Lassonde, dont les titulaires sont les professeures Gale West et Sylvie Turgeon, et la Chaire de recherche Pfizer-IRSC sur la pathogénèse de résistance à l’insuline et des maladies cardiovasculaires, dont le titulaire est le professeur André Marette.

Une réponse enthousiaste
Le Programme pour l’avancement et l’innovation de la recherche, mieux connu sous l’acronyme PAIR, représente une grande partie des activités du Bureau des chaires. Lancé en janvier 2008, ce programme vise la création, en cinq ans, de cent nouvelles chaires de recherche pour un financement de cent millions de dollars. Deux décisions prises par le Conseil d’administration en 2008 ont aidé à bien encadrer le programme PAIR. Il y a d’abord eu la création du Bureau des chaires au vice-rectorat. Vint ensuite l’adoption, puis la mise en place de la Politique institutionnelle relative aux chaires. «Nous avons aussi demandé aux facultés de mettre en place une action concrète pour déterminer les cibles de recherche de ces chaires, a indiqué Edwin Bourget. Onze facultés ont actuellement des dossiers de chaire en chantier.»

Le lancement du programme PAIR a suscité beaucoup d’intérêt. «Nos professeurs, affirme le vice-recteur, ont le goût de travailler en partenariat. Et les entreprises ont le goût de participer à un grand programme de création de chaires. Elles trouvent à l’Université une facilité de gestion des dossiers. Tout est systématisé en termes de procédures et le processus est très bien établi pour poursuivre les discussions.»

Le programme PAIR prévoit que 75 chaires seront réparties également entre le secteur de la santé, celui des sciences et du génie, et celui des sciences humaines, des sciences sociales et des arts. Quinze autres chaires iront à des projets impliquant plusieurs facultés. Enfin, 10 chaires seront consacrées à des secteurs en émergence. Selon Edwin Bourget, le programme PAIR est le plus important et le plus ambitieux du genre à avoir jamais été lancé non seulement au Québec, mais dans l’ensemble du Canada. Selon lui, la crise économique actuelle ne devrait pas avoir d’effet négatif significatif sur le programme en 2009. «On ne le sent pas encore, soutient-il. Les entreprises veulent continuer à faire de la recherche et développement avec nous. Leur avance technologique est en jeu. Au sortir de la crise, elles veulent être en meilleure position que leurs concurrentes.»

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