
Les participantes et participants du panel: Sophie D'Amours, rectrice de l'Université Laval, Guillaume Drouin-Chartier, architecte associé et designer urbain chez Groupe A/Annexe U, Marie-Josée Asselin, conseillère municipale et vice-présidente du comité exécutif à la Ville de Québec, Marie-Ève Cantin, directrice générale d'Écobâtiment et architecte, Joffrey Clément, chargé de projet I.M.P.A.C.T. – développement d'affaires et communication, Nancy Goudreau, directrice générale – financement durable chez Desjardins, Caroline Lepage, présidente-directrice générale du Centre des congrès de Québec, Philippe Robert, directeur de santé publique de la Capitale-Nationale, Olivier Turcotte, vice-président exploitation chez Norda Stelo, Anne Gignac, directrice adjointe des services techniques du CHU de Québec – Université Laval, et Jean-François Chalifoux, président et chef de la direction de Beneva.
Préoccupée par l'empreinte climatique de l'intelligence artificielle (IA), la rectrice Sophie D'Amours a dévoilé que l'Université Laval s'engage à récupérer la chaleur émise par les grappes de calcul en IA qui sont et seront hébergées sur son campus afin de chauffer ses bâtiments. «D'ici un an, cet engagement nous permettra d'économiser l'équivalent de l'énergie consommée par 115 maisons», a-t-elle annoncé lundi lors du deuxième sommet Québec Capitale Climat.
L'Université Laval fait partie de la vingtaine d'entreprises et d'organisations de Québec qui ont dévoilé leurs engagements et priorités pour la transition lors du sommet, qui a rassemblé au Centre des congrès de Québec environ 450 personnes provenant des milieux économiques, institutionnels, scientifiques, politiques et communautaires.
Pour l'Université Laval, il est essentiel de combiner une utilisation à la fois responsable et innovante de l'IA. «Depuis 2005, notre université peut compter sur un système de récupération de chaleur pour chauffer ses bâtiments. Avec l'utilisation accrue de l'intelligence artificielle, l'engagement que l'on prend aujourd'hui permet de récupérer davantage de chaleur, au bénéfice de la société», a expliqué René Lacroix, vice-recteur aux infrastructures et à la transformation. «Notre campus est tout indiqué pour recevoir des infrastructures majeures en IA, car nous avons ce qu'il faut pour réduire son impact environnemental», a-t-il ajouté.
Depuis 2025, l'Université Laval héberge sur son campus une grappe de calcul très puissante nommée tamIA. Ces serveurs informatiques servent à des projets de recherche sur l'intelligence artificielle ou à utiliser l'IA pour appuyer des initiatives de recherche.
Pour mieux comprendre l'impact écologique de l'IA, lire cet article: «Quel est l'impact écologique de l'utilisation de l'intelligence artificielle?»
Lors du premier sommet Québec Capitale Climat, en juin 2025, l'Université s'était engagée à rejoindre 3500 étudiantes et étudiants d'ici 3 ans avec son programme Mon action climatique. Après un an, environ 1700 étudiantes et étudiants ont participé à une Fresque du climat, jeu de cartes pédagogique qui éveille aux problématiques liées aux changements climatiques et qui est le premier axe d'action du programme. «Nous sommes très fiers d'avoir atteint environ la moitié de notre objectif de trois ans en un an», a commenté Sophie D'Amours.

Sophie D'Amours est coprésidente de Québec Capitale Climat depuis ses débuts.
Catalyseur de l'action
Depuis ses débuts, en 2024, l'initiative Québec Capitale Climat est coprésidée par Sophie D'Amours et par Jean-François Chalifoux, président et chef de la direction chez Beneva. En début de journée, la coprésidente et le coprésident ont animé ensemble un panel qui a permis de prendre la mesure de ce qui a été accompli depuis le sommet de l'an dernier et de mettre en lumière plusieurs engagements notables pour le climat.
Des organisations s'engagent par exemple à cumuler les milliers de bons gestes des membres de leur personnel, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), à mettre en place des plans d'adaptation aux changements climatiques et à soutenir un concours de design et de conception visant la transformation d'un bâtiment existant en logements.
«Les choses bougent, les collaborations se multiplient et ce Sommet agit comme un catalyseur de l'action», a commenté Sophie D'Amours, qui s'est montrée très satisfaite de la mobilisation en cours.
Désignation par l'UNESCO
Lors de la conférence d'ouverture du sommet, Marie-Josée Asselin, conseillère municipale et vice-présidente du comité exécutif à la Ville de Québec, ainsi que Pierre Picard, Grand Chef de la Nation wendat, ont mis en lumière une annonce importante faite le vendredi 5 juin: l'agglomération de Québec a été reconnue officiellement par l'UNESCO comme région de biosphère.
L'UNESCO a souligné que c'est la première fois qu'une ville entière est désignée comme réserve de biosphère, en raison notamment des quatre rivières qui traversent Québec, de la couronne forestière au nord, des boisés urbains et de la conservation de plusieurs milieux humides.
L'Université Laval fait partie des partenaires qui ont soutenu la Ville de Québec et Wendake depuis 2023 pour l'obtention de cette désignation. «Cette reconnaissance-là, c'est le début du travail», a averti Marie-Josée Asselin, qui souhaite que Québec continue de se «développer autrement», en harmonie avec la nature.




















