Sylvain Allaire, directeur adjoint au Service des ressources humaines, secteur SST, a ensuite présenté la nouvelle Politique sur la santé et la sécurité du travail, adoptée en février par le c.a. Reflétant la progression de l’Université en SST, elle responsabilise maintenant toute personne se trouvant sur le campus: gestionnaires, personnel, professeurs, étudiants, entrepreneurs, sous-traitants, visiteurs et invités.
Jean-Nicolas Ouellet, technicien en travaux d’enseignement et de recherche au Département de génie chimique, a parlé de son expérience comme nouvel employé. Dès son arrivée à l’Université, constatant que les étudiants étaient souvent laissés à eux-mêmes dans les laboratoires, il s’est impliqué activement pour changer la situation. Formation et encadrement supplémentaires lui sont apparus essentiels à la sécurité des étudiants. Toutefois, le plus important est que tout intervenant en laboratoire, professeur ou autre membre du personnel, donne l’exemple en tout temps.
Daniel Pouliot, coordonnateur en technique du bâtiment au Service des immeubles, a entretenu l’auditoire de gestion quotidienne en SST. De façon colorée, il a raconté des accidents réels, et parfois tragiques, qui sont arrivés à Jean-Paul, Réal, Clermont, tous des travailleurs expérimentés. L’essentiel de son propos se résume dans cette phrase toute simple: la routine, c’est dangereux. Plus de formation, plus de supervision et de meilleures procédures font toute la différence entre un «ouf!», un accident et une mortalité.
Josée Brisson, professeure au Département de chimie et ancienne coordonnatrice en sécurité, a présenté les défis relatifs à la sécurité en laboratoire. Il y a une dizaine d’années, un accident grave est arrivé à un étudiant. Pourquoi? Principalement à cause du manque d’inspections et du manque d’information. Josée Brisson et son équipe ont donc innové: site Web, documents et réunions d’information sur la sécurité, systématisation des visites de sécurité, etc. Grâce au travail accompli, la situation s’est grandement améliorée. Cependant, le renouvellement continuel des étudiants fait du défi de la sécurité un éternel recommencement.
Charles Bérubé, directeur des services administratifs à la Bibliothèque, a démontré l’importance de faire intervenir les comités en SST dans tous les projets, illustrant son propos par le réaménagement du 4e étage de la Bibliothèque qui a nécessité le déplacement de 1,2 million de documents. Pour y arriver, des plates-formes ont été créées pour déplacer en toute sécurité des rayons entiers de livres et des postes de travail adaptés ont été aménagés pour mettre en boîte environ 160 000 documents. La participation du comité de SST à ce réaménagement n’a apporté que des avantages, avec le résultat convaincant qu’il n’y a eu aucun accident.
Enfin, Isabelle Lessard, directrice à l’information et à la formation au Centre patronal de santé et sécurité du travail du Québec, a présenté «Comment être un leader en santé et sécurité du travail». Elle a expliqué les différents styles de leadership en SST et leur effet sur la mobilisation et la culture en SST. Outre les dirigeants, les leaders en SST sont tous ceux qui ont à cœur d’améliorer la santé, la sécurité et le bien-être des employés. Invités à commenter leur propre expérience de leadership, les participants ont convenu, de façon unanime, qu’en matière de santé et sécurité, il fallait donner l’exemple.

























